hi sorry, this page is about my french lessons at uni about journalism, communication & information bachelor 2 at ULB (2025-2026)
bachelier 1 : here linguistic option : polski
option : law, criminology, sociology, juvenil delinquance
COMM-B230 : Théorie de la communication
La communication
émetteur ➝  message ➝ destinataire

Différents concepts / notions

Communications
- intrapersonnelle : interne, dialogue intérieur 
- interpersonnelle : conversation entre deux personnes
- de groupe : + de 2 personnes
- de masse : somme homogène 

Intersubjectivité : différence entre les consciences

Notion de masse : La masse est un ensemble d'invididus ayant un comportement similaire et identique, qui entetient une simultanéité dans leurs actions et qui manifeste un minimum d'interactions entre eux. Les individus ne se connaissent pas, sont séparés dans l'espace et n'exercent aucune influence réciproque.
stimulus commun : la motivation commune Société de masse La communication de masse
Opinion publique (Bourdieu) Analyse, enquêtes ➝ Artefact, construction artificielle Tout le monde n'a pas forcément une opinion Il y a des différences de compétences Les questions posées par les sondages sous-entendent un présupposé L'absence de réponse est une réponse A. Gingras : Valorisation de la démocratie directe abusive Car elle repose sur des choix prédéterminés : se fonde sur le prototype de la communication électorale = n'est pas une démocratie véritable. Les sondages possèdent des lacunes par l'échantillon représentatif, contexte artificiel Nécessite que tout citoyen soit potentiellement politiquement impliqué et engagé
Dans un environnement médiatique contemporain ou l'information est abondante, il y a des concepts qui voient le jour tels que : La spirale du silence : tendance à ne pas exprimer son avis de peur à ce que l'opinion soit minoritaire et pas écoutée. Cela étouffe une opinon potentiellement opposée et donc renforce l'opinion majoritaire. Opinion minoritaire, peur de l'illégitimité >du rejet et de l'exclusion > étouffement de l'opinion Agenda-setting : hiérarchisation des sujets importants et orientant l'attention du public vers certains problèmes plutôt que d'autres. la programmation d'évènement mis en avant, et donc de titre dominants dans les médias. La sélection journalistique opère une forme de censure (A. Gingras) Le framing (Erving Goffman ) : angle de vue, perspective, cadrage, "ce qui n'est pas explicitement montré", perception interprétée Quels sont les angles privilégiés - Y a-t-il un déséquilibre ? Quelle est l'impression donnée ? Qui est mis en scène (acteurs, rôles) ? Quels sont les effets ? ex : influence, passivité, rapport de force...

USA : courant pragmatique

Contexte du courant pragmatique : le modèle linéaire de la communication Objectifs : efficacité - pratique - expérience Pragmatique : action, adapté, concerne la pratique. "Interprêter l'universalité à partir de l'expérience" Kant Progressisme idéal 1940-1950, lié aux besoins de l'industrie
Shannon & Weaver (1948) : modèle-type de la communication Orateur ➝ Discours ➝ Audience(origine établie par Aristote) Source ➝ Emetteur ➝ Canal ➝ Récepteur ➝ Destinataire Intention / occasion de l'orateur de faire passer un message à l'audience et de son EFFET.

Modèle unilatéral

: pas de rétro-action (feedback), ne tient pas compte du récepteur, ni des dimensions sémantiques (des degrés de la signification du sens, signification des messages, des interprétations diversifiées), ne tient pas compte des facteurs sociaux, de son environnement... Bruit parasite dans le canal : le message peut être déformé. La compréhension directe du message n'est pas toujours évidente ni claire. Il n'y a pas de certitude de comprendre le message initial.
Walter Lippman, journaliste, sociologue, économiste 1922 : "The Public Opinion" "THE WORLD OUTSIDE AND THE PICTURE IN OUR HEAD" The scene of the action / The human picture of that scene / The human response to that picture working itself out upon scene of action Interprétation avec raccourcis : stéréotypes : biais de proximité. La simplification des choses, première lecture de ce qui nous entoure. Opinion ➝ Raisonnement rapide ➝ Association avec ce que l'on connait (ou ce qui semble) "Conventions" - Les stéréotypes nous sont subjectifs et reliés à nos convictions. - Conscience des codes stéréotypés : soit le monde est dirigé par nos propres codes, soit on a une vision partielle du monde. = partialité. ! Le discours médiatique et les stéréotypes : Raccourcis et stéréotypes dans les médias, biais de proximité... - partialité de l'information - fait notoire - écriture stéréotypée - audience retient ce qui l'intéresse seulement = biais de proximité. La presse comme rôle de guide de communication dans l'environnement local / national / international. Problématique : Base économique des journaux et presses, reflète la vision stéréotypée du mode, intensifie cette vision. L'opinion publique devrait éclairer la vision du monde. Pour Lippman, la presse ne joue pas le rôle qu'elle devrait avoir (informer impartiellement de façon neutre et objective) dans la construction de l'opinion publique. Mais elle contribue à diffuser des messages stéréotypés et biaisés car la presse simplifie et raccourcis des faits et ces récits ne démontre par la complexité complète de l'enjeu contextualisé.
John Dewey : philosophe, psycholoque et éducation Pédagogie à partir de l'expérience des apprenants, technique d'éducation alternative Rapport à la communauté et participation politique

Intérêts du public, la vie publique comme expérience partagée : buts et intérêts

Pour John Dewey, les êtres humains on besoin de poursuivre des intérêts particuliers, en poursuivant une unité de but. Les médias : intérêts du public, affect, effets sur l'audience, rôle du journaliste Rôle du journaliste selon J. Dewey : renseigner le public sur les enjeux démocratiques, engager la population dans les questions d'intérêts publics. Problématique : le principe d'unilatéraléité : Pas d'intégration des citoyens dans les médias, éloignement de la vie politique des citoyens
Consensus des auteurs : - Préoccupation du rôle des médias - Discours stéréotypés - Négligence des intérêts publics - Unilatéraléité d'émetteur à récepteur Réflexion et analyse des chercheurs des effets sur les publics. Solution : Débat participatif 'Participatory media', journalisme citoyen 'Public journalism'
Présentation sur l'IA L'intelligence artificielle générative reproduit, regroupe et réassemble des informations tirées de bases de données encodées par des connaissances humaines. Les informations contenues dans les bases de données peuvent être biaisées (vues d'une perspective spécifique), et incomplètes ce qui peut donner lieu à des "hallucinations" (cas où l'IA invente du contenu, inspiré d'autres contenus similaires) Il y a un manque de véracité et de recoupement de l'information, l'IA se veut comme figure sûre d'elle et est implémentée d'un discours persuasif.

Le courant d'analyse technologique de Toronto, Canada.

Les technologies de l'information et de la communication vont être au centre des recherches analytiques de chercheurs
Harold Adams Innis : Etudie les supports techniques de la diffusion de l'information et identifie deux types : les supports durables (qui tient dans le temps) et flexibles (qui s'étendent dans l'espace) Le rapport durée et propagation dans l'espace sont des réflexions qui induisent le concept de conservation et de diffusion des informations. Harold A. Innis réflechit également au monopole du savoir ("Monopoly knowledge") : Sa théorie le mène à penser aux rapports au pouvoir des médias : - Les médias (de connaissance) influencent la nature du savoir - Ceux ont le savoir, détiennent le pouvoir - Les médias influencent les détenteurs de pouvoir Et aux biais des médias : centralisation et décentralisation Le temps ; la durée dans le temps d'une technologie a une tendance à la centralisation L'espace ; la portée géographique d'une technologie a une tendance à la décentralisation
Marshall McLuhan : Penseur de la "sensorialité", les médias en tant que prolongements technologiques de nos sens et système nerveux Il distingue deux types de médias : "chauds" et "froids". Les médias chauds sont ceux qui contiennent de l'information complète et dont le spectateur n'a pas besoin de participer (ex : un livre), toutes les informations lui sont données. Les médias froids sont ceux qui contiennent des informations fragmentées (ex : la télévision) et dont le spectateur doit faire un effort de recoupement, de rassembler les informations nécessaires pour comprendre. "The medium is the mass-age" : Le contenu d'un medium Le support est aussi important que le contenu Tribalisation (culture orale) et détribalisation (culture individualiste), retribalisation (culture de la pensée collective, sentiment d'appartenance) = "Village Global" : la technologie qu'est devenu internet Intérêt à maîtriser l'outil médiatique Les médias et la télévision : mise à profit du média = communication politique = Impact technologique de la société
Autres auteurs qui étudient l'impact technologique dans la société : James W. Carey (1934 - 2006), Toronto : étudie le télégraphie, le changement dans le temps et l'espace = Accélération des messages > Influence les marchés et commerces > Unification des prix & Construction d'une identité nationale par les idéologies véhiculées par l'influence technologique. Joshua Meyrowitz (1949), USA : étudie les médias numériques, la socialisation et les identités de groupes. Les médias effacent les écarts de connaissance et les différence de cultures liées à l'âge > Accès à l'information > Frontière privée et publique qui tombe, lien entre les connexions virtuelles et physique comme une expérience sociale, interactions entre individus et caractéristique de chaque média = "Medium Theory" Pierre Levy (1956), France : étudie les intelligences articifielles, les réseaux, le développement du web. Notion de cyberespace. Les 3 temps de l'esprit : oralité, écriture, numérisation informatique.
Les limites et critique à l'école de Toronto et le paradigme de la technologie : - L'anthropologie de l'objet : l'objet / la technologie devientun vecteur au développement de l'identité = approche mécaniste, s'éloigne de l'origine humaine des technologies. - Sociologie des usages : utilisateurs détournent les procédures, créent leurs propres règles = approche déterministe, "l'outil détermine la façon dont les individus se comportent." - Cultural studies (1970-1980) : Transformation de la société industrielle donc l'évolution engendre un besoin pour les technologies et les médias, cependant, les technologies crées sont définis dans un cadre par leur fonctionnalité pratique.

Le courant critique de Francfort, Allemagne

4 auteurs : Max Horkheimer, Théodore Adorno, Walter Benjamin, Herbert Marcuse. Seconde génération de l'école de Francfort : Jürgen Habermas
Courant critique qui concerne la société du progrès de l'industrialisation. Fondée en 1923, en Allemagne par l'institut de recherches sociales. Démarche de recherche sociologique, de sciences politiques et économique : étude sur le libéralisme et le capitalisme. Après 1945, les chercheurs allemands fuient le pays et vont aux USA. Questions sur l'exil, le totalitarisme (dictature) et ses dangers.
L'analyse critique de la société moderne et industrielle dans son évolution Médias et culture de masse dans la compréhension de la société contemporaine Cherche à rendre visible et critiquer les contradictions (anti-thèses) de la société capitaliste S'inspirent des théories critiques de la société des auteurs repères de l'école allemande : Marx, Kant, Freud, Nietsche, Schopenhauer, Weber... Lutte des classes sociales, inégalités et rapports de domination Critique de la bourgeoisie

Permet une perspective dialectique : possibilité de débat public, de confronter les idées pour en discuter avec les autres et compréhension des idées contraires !

Max Horkheimer (1895 - 1973) : philosophe et sociologue, influencé par Max Weber (neutralité axiologique, rapports de force, idéaux de types d'action...) et Schopenhauer (dilemme du hérisson) - s'intéresse aux injustices sociales, - capitalisme et matérialisme : production industrielle - de la perte de sens de la société de consommation - développe l'interdisciplinité Théordore Adorno (1903 - 1969): philosophe, compositeur et musicologue, influencé par Horkheimer et Walter Benjamin. e x i l : Oxford > USA > New York - s'oppose au totalitarisme - réflexions sur les aspects irrationnels (dynamiques de mimétisme, effet de groupe) qui peuvent guider le monde social - réflexions sur la personnalité autoritaire (1950) : compréhension de l'origine de la violence. - appelle à l'émancipation de l'être humain, se libérer des croyances. Liberté de choix, libre arbitre, penser sans être sous emprise (+ agir stratégique) Walter Benjamin (1892 - 1940) assassiné par la Gestapo. Philosophe, critique d'art et traducteur. exil : en France. considéré comme un "outsider". Hors de l'école tradionnelle, penseur prolifique - développe le pessimisme critique - met en lumière le fonctionnement et les limites potentiellement aliénantes de l'idéologie moderne du progrès. Herbert Marcuse (1898 - 1979), philosophe, sociologue exil : 1932 > USA Mouvements étudiants contre la guerre au Vietnam - dénonce l'aveuglement des formes d'asservissement (réduire à la servitude, aliénation) : culture de la publicité systématique pour faire consommer en masse - invite à prendre conscience des conséquences de la culture productiviste (industrialisation), qui est un problème socio-économique et politique. - critique les publicités et les rapports sociétaux à la consommation et les statuts sociaux Appelle à éveiller l'inconscient (approche psychanalytique), "Réenchantement de l'humain" + Retour aux besoins essentiels de l'humain

L'interactionnisme

Ecole de Palo Alto : théorie de l'interactionnisme systémique Relations interpersonnelles (dynamique d'entente entre deux personnes), psychologie compréhensive et interactionnelle notion de relation, ethcnographie du langage / socio-linguistique environnement, et considération du tout dans son ensemble fondement dans les analyses relationnelles "La communication comme un processus social permanent se manifestant sur des registres multiples" Gregory Bateson (1950), Paul Watzlawick, Yvs Winkin, Don Jackson (1959) "Mental Health" Psychologues, sociologues, recherches interdisciplinaires, "accompagner quelqu'un à changer", "ammener le cerveau à réfléchir autrement" Travaux nés d'un besoin pour la compréhension entre le soignant et le patient. Etudes sur les maladies mentales (schizofrénie) et considération de l'environnement social (entourage des patients). = Constitue un système qui peut influencer le développement et l'évolution d'une pathologie. + Concept de la double contrainte, "double bind" (G. Bateson): injonction paradoxale. Contradiction avec le message et la manière, le choix impossible car la réponse est et sera toujours inadéquate.

Environnement social = constitue un système

Compréhension de la communication interpersionnelle et notion de relation = inter-influence. Importance des interactions. Si dysfonctionnement du système alors > pathologie. Visée thérapeutique. + Importance de la gestuelle (Ray Birdwhis Tell) : kinésique, science de geste. + Gestion sociale de l'espace : proxémique (Hall Edward T.) : façon de structurer son espace vis-a-vis de ses semblables. La manière diffère selon les régions du monde. (exemple de la porte ouverte)
5 axiomes de la communication dans un but thérapeutique : 1) "on ne peut ne pas communiquer, même quand tout s'y oppose" - la présence de l'absence (verbal et non-verbal), 2) la complémentarité contenu (message)/ relation (avec le récepteur) 3) la ponctuation de la rencontre : contruction de la relation, les systèmes de communication et codes réciproques 4) notion digitale (nécessite d'expliquer) et analogique (explicite et ressenti) 5) échange symétrique (relation égalitaire) et complémentaire (relation qui s'appuie sur l'autre)
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Ecole de Chicago : théorie de l'interactionnisme symbolique théorie ethnométhodologique (= Approche sociologique qui étudie les méthodes que les individus utilisent pour comprendre et produire l'ordre social dans lequel ils vivent, enquête sur le terrain, anthropologie) Etude des dynamiques sociales marginales, sous-terraines Sociologie de la déviance -> criminologie Culture et art SUBJECTIVE MEANING & INTERPRETATIONS

Les interactions symboliques sont fondées sur des constructions sociales fabriquées par les symboles subjectifs de la société.

Subjectivité symbolique : oppositon à l'objectivisme du sujet. Compréhension des constructions sociales, des codes/normes de la société et de la sémantique Dimension INTERPRETATIVE = interprétation subjective ! =/= masse Théorie de l'identité de soi, émotions et travail personnel (M. Mauss), coordination sociale et organisation sociale ("The City", Park & Burgess), constructivisme "la réalité est une construction sociale", art & culture (H. Becker, K. Denzin), macro-analyses (réflexions sur les macro-groupes)
3 principes de F. Blumer (1959) : meaning = significations subjectives symboliques, interpretation = géré à partir de processus interprétatifs intégrés et mobilisés Les humains agissent selon le sens qu'ils attribuent aux choses, que ce sens émerge de l'interaction sociale, et qui est géré et modifié par un processus d'interprétation individuel, faisant de l'acteur un agent actif plutôt qu'un suiveur passif des normes sociales. 1) Les humains agissent envers les choses selon le sens qu'ils leur attribuent. = INTERPRETATION et SEMANTIQUE 2) Le sens est dérivé ou provient de l'interaction sociale avec autrui. = INTERACTIONNEL 3) Ce sens est intériorisé par un processus d'interprétation. = INTERIORISATION pour Blumer, la société est un processus continu de construction et de reconstruction de sens à travers l'interaction, où les individus sont des créateurs actifs de leur réalité sociale.
Le degré de consensus se construit dans le langage social et la connaissance des codes. Adaptation dans l'idéal pour avoir une entente optimale (sinon exclusion possible). Processus dans la situation d'interaction. CONSTRUCTIVISME - INTERACTIONNISME - CONNAISSANCE DE CODE = INTERIORISATION DES NORMES SOCIALES + L'ordre de la négociation (Strauss A.L) : "La trame de la négociation" : entente, solution par rapport à des désaccords. + George Herbert Mead, sociologue, Chicago. Approche Darwiniste. Seconde école de Chicago : + Howard Becker : "Outsiders" (1985) + Erving Goffman, Canada : étude des vies quotidiennes + Harold Garfinkel (1967) : Intérêt au raisonnements pratiques mobilisés par les gens au quotidien S'oppose au mouvement "fataliste" de l'école de Francfort. Mais s'inspire de nombreux sociologues et philosophes allemands. + Micro-sociologie : étudie les groupes sociaux, les fonctions et dysfonctions dans un environnement social par des enquêtes de terrains. + Socialisation / socialités (G. Simmel) + Herméneutique (=science de l'interprétation des textes) + Phénoménologie (Schlütz, Husserl) + Sociologie des valeurs ("les valeurs sont des idéaux collectifs, des principes abstraits et partagés par les membres d'une société qui définissent ce qui est jugé désirable, bon et estimable") + Constructivisme (Berger, Luckman) "The Social Construction of Reality" + Robert Ezra Parl (1864 - 1944) : sociologue/anthropologue, étudiant de J. Dewee. Retransmission du récit, codes observés + Dimension scientifique (avec débat de validité avec des pairs). Sociologie USA et Allemande. "Muckracking" : journaliste qui fouille, qui cherche + loin de la surface. Eviter la normativité (inadéquat, mais adéquat pour un certain groupe social), cherche à transformer (aider à ce qu'il y ait des changements sociaux et des améliorations). RECHERCHE-ACTION. + Ecologie humaine : "écosystème médiatique" : ensemble en mouvement. Symbiose, suboordination, succession, croissance...
Erving Goffman : "La dramaturgie du quotidien", 2ème école de Chicago. Interactionnisme symbolique : action et signification (nécessite d'une base de connaissance commune) Rituels d'interactions, formules et prises de parole Théâtre de la vie sociale, scène et coulisses : conduites. Institutions avec des formules. Théorie de la stigmatisation. Métaphores pour évaluer les interactions du quotidien. Grammaire d'analyse de E. Goffman : (soi + théâtral) 1) Interactions, 2) Représentations*, 3) Rôle, 4) Rôle social Acteur + public - face et protection - décor et environnement - façade personnelle et apparence > 2) Représentations* S'adapter aux contraintes. Activité orientée vers la communication. Objectif et cohérence, pas de contradiction. Maîtrise de soi et identité. Convenir à des rôles différents, à des degrés divers = correspondre par les actions et interactions. - Consensus temporaire - Faits mis en évidence ou à éviter "scène et coulisse" - Manière d'être acceptés socialement. "Jouer les cartes" -> Manipulation ? psychopathologique Gestion des impressions par la construction et l'adaptation de soi. Processus social. + Analyse de la conversation : gestuelle, marqueurs de conversation, construction
" Frame Analysis " : Cadres comme modalités. Interprétation des informations dans une mesure (adjectif : grave, banal, important, ludique, stratégique... = analyse de l'impression) cadrée. Interprétation des éléments de la réalité dans une perception limitée. L'étude du cadrage et de la couverture médiatique : thématiques et sujets associés
Psychologie sociale : Conscience-individualité. Distinction des animaux (évolution) par le comportement humain. Communication : soi (sujet), interaction et prise d'un rôle face aux autres. Ajustement mutuel au sein d'un processus social. Dynamiques. Dimension politique : Expression et revendications : formes sociales du langage, formulations et transactions (faire part des idées à chacun dans un processus d'entente). Alliances et mésalliances. Comprendre les enjeux.
Lecture sur l'agir communicationnel (Habermas, Luhmann, Adorno) (+check les slides sur UV) Maîtrise de la complexité des rapports du système à son environnement (et celle de sa propre complexité environnementale) - Habermas définit l'agir communicationnel comme l'échange linguistique qui vise l'entente. - Luhmann définit l'agir communicationnel comme un système de communication "autopoïèse" du système vivant, l'agir naturel structurel (avec perturbations dans la communication, rigidités dans les fonctionnements et les moyens possibles, et résistances aux changement) et systémique avec son environnement. - Adorno définit l'agir communicationnel comme un moyen instrumental de stratégie à des objectifs intéressés. Perspectives actuelles de l'agir communicationnel basée sur la théorie de l'entente : + "Luttes pour la reconnaissance sociale", Axel Honneth (1992) Théorie expliquant les conflits sociaux par la quête de respect et d'estime, allant au-delà des simples intérêts matériels pour toucher à la dignité humaine, s'inspirant de Hegel et structurée autour de trois sphères de reconnaissance (amour, droit, solidarité) dont les atteintes (mépris) mot 'une critique de la société et l'émergence d'une conscience collective. Lutte pour la visibilité. Le mépris qui menace les formes de reconnaissances. + "Accélération sociale", Hartmut Rosa, 2013. Le rapport au temps, l'utilisation des technologies et les transformations qui ont changé la société. Théorie critique et perspectives féministes : + "Injustices structurelles", Nancy Fraser. (années 2000) Limites du libéralisme, tensions entre le capitalisme et la démocratie. + "Gender studies", Judith Butler (1990) Inégalités sociales, pouvoir et contre-pouvoir. Différence et reconnaissance.

Cultural studies

Années 1960 - 1970 - 1980 : études en Angleterre 1964 par le Contemporary Cultural studies (CCCS) pour étudier les valeurs et ce qui caractérise les cultures anglaises. Projet interdisciplinire : vient du croisement de plusieurs disciplines. La culture comme un champ structuré par les relations de pouvoir et les différences sociales Par les différentes sciences sociales humaines, les relations de pouvoir et différences sociales. La culture se définit par des éléments qui sont complémentaires qui constitue une société. Il y a des cultures 1) dominantes, 2) dominées / négociées, 3) oppositionnelles, alternatives Modalités d'appropriation de cet objet dans la société. Critique face à : la culture qui reproduit des représentations sociales. - consommation de la culture - certains objets plutôt que d'autres Présupposé 1) capacité de la population à faire des lectures multiples d'un texte (Réception et interprétation : encodage / décodage structurés à parti des relations de pouvoir, des vécus et révèlent des enjeux de rapports sociaux - de dominance et résistance) Présupposé 2) publics hétérogènes : la spécificité des groupes sociaux Le rôle des médias dans la compréhension des enjeux de la culture : les médias contribuent à faire circuler une culture dominante = mainstream. et donc nue instance de résistance se développe = les sous-cultures
3 espaces de négociation de la culture (Stuart Hall, 1932 - 2014) : - culture dominante : hégémonique. - culture négociée : interprétations du message divergentes dans la réception des publics. - culture oppositionnelle / alternative
1970 : émergence des sous-cultures de résistance au pouvoir et au valeurs de la classe moyenne britannique. Culture punk 1975 : Etudes de genre et d'identité des groupes sociaux et ethniques 1980 : Identité de globalisation, industruc cultirelle et identité en Amérique latine, arrivée des "cultural studies" en Amérique latine : émissions de télé "Tele Novelas" - souligne les stéréotypes et hiérarchie de classe Mainstream : Audience populaire

Lecture sur la démocratie et l'action collective : "La démocratie et les nouvelles technoloies de l'information et de la communication : Illusions de la démcrtaie directe et exigences de l'action collective", 1999, Anne-Marie Gingras. Démocratie directe "abusive" - Processus de gestion politique et les logies sociétales - Action collective (revitalisation de la démocratie par l'interactivité) L'accès de la connaissance (transparence) comme contribution à l'amélioration de la société et de la qualité de la vie. Communication et progrès social : "ciment social" qui favorise les liens (Norbert Weiner) et "espace public" qui permettent les échanges qui vont contribuer au choix de décisions collectives et éclairées (Jürgen Habermas) l'idéologie de la communication : communiquer pour résoudre. Implanter des nouvelles structures, améliorer la société. Le problème de la démocratie sur les nouvelles technologies de l'information et de la communication (= NTIC) est l'autonomie relative des acteurs dans un environnement politique modelé par des logiques sociétales. Ces logiques sociétales s'imposent à tous.tes et le rôle politique citoyen n'a aucune mesure dans la construction de celles-ci. Les technologies numériques de la communication sont également définies par ces logiques sociétales et donc limitées. Est-ce qu'il est donc possible d'une révolution sociale ? D'une orientation des développement de nouveaux réseaux de communication ? Déconstruire les vieux modèles, repenser le cadre actuel. > Recours à l'initiative, financements privés, adaptation des cadres règlementaires dans le sens d'une horizontalité des inégalités sociales, inclure des projets pilotes et permettre aux participants et à la population d'agir. Les NTIC peuvent induire et influencer les modifications dans la structure des mouvements sociaux et dans la délibération publique. Les NTIC sont basés sur la logique sociatale d'industrialisation et de consommation de masse : les stratégies commerciales prévalent dans la majorité des NTIC. Usages alternatifs que les objectifs visés d'un promoteur > détachement à l'égard des entreprises qui cherchent à consolider leur marché et augmenter leurs gains. > Distanciation, réseaux sous-terrains, permettre une dynamique possible entre les médias traditionnels et nouveaux médias (pas rejeter l'autre) Améliorer à l'aide d'organisations (collectives, locales) et structures (alternatives) qui prennent en considération les situations des citoyens dans leur environnement. Prendre en considération : les inégalités sociales et actuelles, leur réelle capacité de décision. > Action politique dans les divers secteurs de la vie en société. La participation politique ne concerne pas seulement les pouvoirs politiques institutionnalisés, mais aussi les processus et mécansmes de prise de décision. exercice d'une vraie responsabilité. Intervenir dans l'espace public = réseautage permet la coalition. Création de dynamiques nouvelles. Innovations, action civile "citoyenneté", structures de participations dans les secteurs du travail. Multiplication de structures et lieux de participation politique ("public sphere", J. Habermas) impliquant gouvernement étatique et société civile. Acquisition d'appui d'envergure internationale, concertations accrues. Utiliser le potentiel technologique aux projets d'acteurs sociaux : Les NTIC comme outil qui permettent la transparence par l'accès à l'information. Peut contribuer à créer du lien entre l'état et la société civile. Modèle actuel "top-down" : l'information est transmise par l'état, mais la société civile n'a aucun pouvoir de changement dans la gestion politique. > pas efficace pour résoudre les situations. Il faut intégrer les points de vue de citoyens dans la prise de décision, et pas seulement les partis politiques. Il faut plus d'échanges entre humains, moins de bureaucratie, moins de surveillance (ne pas faire de la surveillance un métier car cela accentue la méfiance envers les autres) Prendre en considération les pratiques gouvernementales actuelles : organisation, accessibilité, transparence, instauration, environnement, système. "Est-ce que les avantages surpassent-ils les inconvénients ? Est-ce que les inconvénients surpassent-ils les avantages ?" Se faire entendre, manifester un rôle dans la modification des rapports de forces sociétaux.
COMM-B225 : Communication écrite (level 2)

+++ Raisonnements et argumentations +++
Syllogisme : Raisonnement déductif rigoureux qui, ne supposant aucune proposition étrangère sous-entendue, lie des prémisses à une conclusion (ex. « si tout B est A et si tout C est B, alors tout C est A »).

Tautologie : thèse reformulée et utiliser comme argument (vrai par définition)

Pétition de principe : faute logique, raisonnement circulaire, par laquelle on considère comme admis ce qui doit être démontré.

Paralogisme de généralisation : mettre tout dans le même panier
Paralogisme de composition : erreur de raisonnement involontaire qui consiste à attribuer à un tout une propriété qui n'appartient qu'à ses parties.

Argument ad hominem : disqualification de l'émetteur de la thèse

Sophisme : argument faux malgré une apparence de vérité 

Raisonnement causal : établir un lien entre une cause et un effet, permettant d'expliquer des phénomènes, nécessite des preuves empiriques pour démontrer un lien direct entre les événements

Raisonnement par analogie : établir une correspondance entre une situation ou un concept connu (source) et une situation nouvelle ou inconnue (cible) afin de comprendre cette dernière

Appel aux chiffres ou aux données concrètes

Procès d'intention 

Argument d'autorité 

+++ Figures de style : Prétérition : consiste à annoncer ce qu'on ne va pas dire Métonymie : remplacement Synecdoque : (forme de metonymie) - particularisante - généralisante Métaphore =/= comparaison description illustrée, rapprocher deux réalités par un lien, exercice imaginatif par l'image Oxymore : Conbinaison de deux elements antagonistes/contraires Hyperbole : Exagération Euphémisme : atténuer une réalité difficile Litote : "on ne veut pas dire le mot" Périphrase : former une phrase pour er éviter la répétition +++ Figures de styles syntaxiques : Enallage : originalité grammaticale, emploi de l'imparfait Chiasme : figure de croisement de deux groupes de mots Hypallage : Attribuer un mot à un autre Asyndète : Juxtaposition de deux phrases sans mot de liaison Zeugme/Attelage sémantique : Placer sous la dependance d'un mot deux termes qui ne sont pas compatibles +++ Figures phonétiques : Assonance (voyelle) Allitération (consonne) Homéotéleute (rhyme en prose) Cacophonie Calembour Paranomase (similarité phonétique) Néologisme
Rappel : Écarts lexicaux : - néologisme - anglicisme (sémantique, lexicaux) - diatopisme (belgicismes) - mot altéré - impropriété lexicale par : paronymie et homonymie - lexicisme de genre Syntaxismes : - syllepse - anacoluthe - zeugme grammatical : de genre ou de nombre - pléonasme - anantapodoton - confusion entre discours direct et discours indirect Les faiblesses de style : - pléonasme lexicaux - répétition - expressions incolores - termes imprécis - ambiguïté syntaxique du à la construction de la phrase - ambiguïtédu référent - rapprochement douteux
Exercice d'argumentation Être conforme, c'est trop facile pour ce cours faut être con-forme Prendre notes écrites + imprimer le document (ici) article 1, 2, 3
TRAN-B200 : Critique des sources
Partie 1. Approche rhétorique de la critique, appliquée au complotisme
Partie 2. Critique des sources historiques L'histoire : objet d'étude (studocu)

Le complotisme : Il s'agit d' explications face à des événements sociaux significatifs qui bousculent l’opinion publique par une distinction d'un ennemi sous forme essentialisée, partagé par d'autres partisans. - Il s'agit d'un discours qui se diffuse sans passage à l'acte politique. - Le complotisme s'oppose à l'opinion commune et aux connaissances scientifiques dans un temps T qui refuse la contingence et le hasard. - Qui considère "possible" et "probable" comme des synonymes. - Postule des intentions cachées et malveillantes des supposés conspirateurs - Est à a fois victimaire et accusateur - Suppose une confiance aveugle dans sa propre théorie
"Ces discours nous persuadent car ils exploitent des mécanismes fréquents de nos habitudes argumentatives"
Repères : - Des différences d’échelle: événementiel – systémique – super complot (Barkun 2003) Evenementiel : un évènement précis, un sujet, une date Systémique : met en relation plusieurs évènements super complot : même plan transmis de génération en génération sur une longue chronologie - Des différences de positions: des autorités vis-à-vis des citoyens / des citoyens vis-à-vis des autorités (Taussig 2021) - Des différences de contenus: scientifiques – émotionnels – totalisants (Iacone et al. 2023).
Acteurs du complotisme : 'appelations extérieures' - Les « théoriciens » du complot - Les conspirationnistes « spécialistes » - Les « diffuseurs » de théories du complot - Les « adhérents » à une théorie du complot - Les « debunkers » au service de la conspiration.
- Un discours s’inscrit toujours dans un contexte particulier, il reflète donc, en partie du moins, les particularités d’une société. - Notre époque, par rapport aux discours complotistes est caractérisée, notamment, par trois éléments: 1) Le rapport contemporain à l’information et la communication : internet : facilite, augmente et rend plus rapide la visibilité et la diffusion de ces discours. Alimente et amplifie un sentiment de confusion entre le vrai et le faux, la fiabilité d'une source et la distinction des types de discours. 2) Le rapport à la post-vérité : le complotisme est une manifestation de la post-vérité 3) Le rapport à la notion de transparence et la méfiance En conclusion : - Une époque où les discours et informations disponibles sur internet se diffusent plus rapidement et plus amplement. - Une époque où l’on perd les nuances de la vérité, ou les choses sont vraies ou fausses, sans marge de manœuvre. - Une époque où l’on revendique un accès direct aux faits (mythe de la transparence) et se méfie des autorités (épistémiques) traditionnelles.
Preuves techniques (logos, ethos, pathos) et extra-techniques (=construites indépendamment du discours, existe au préalable) Logos : - Topiques / lieux communs, schèmes particuliers "à qui profite le crime", "rien n'arrive par hasard", "qu'on me prouve le contraire" - Vocabulaire récurrent : registre lexical qui revient souvent - Interprétation systémique des indices : l'indice comme potentiel incohérence et donc preuve - Requalification permanente des faits
______ logos judiciaire Le discours complotiste est un enthymème : le raisonnement par déduction.
L’enthymème est un syllogisme rhétorique, vraisemblable, dont souvent, la prémisse majeure est absente et donc la conclusion est vraie la plupart du temps, il est réfutable. Syllogisme rhétorique : nécessité d'une prémisse mineure et une prémisse majeure. ex : Si on ne respecte pas la loi, on est puni (prémisse majeure) -> cette personne n’a pas respecté la loi (prémisse mineure) -> cette personne sera punie (conclusion, vraie la plupart du temps). Sauf si circonstances atténuantes. Enthymème : syllogisme rhétorique, vraisemblable, dont souvent, la prémisse majeure est absente et donc la conclusion est vraie la plupart du temps. syllogisme dans lequel la conclusion en sous-entendue. S'appuie sur des présupposés (ex : monter dans un bus et valider!::::::::::::::: son abonnement, on ne rappelle pas la règle à chaque fois car elle est considérée comme acquise.) Le syllogisme rhétorique est donc contestable, réfutable, argumentable ! L'enthymème n'est pas toujours faux L'enthymème peut être logique et rationnel
Raisonnements et sous-entendus - prémisse majeure, mineure et CONCLUSION (argument souvent judiciaire) vs Le syllogisme parfait : prémisse majeure et mineure irréfutables. ______ logos délibératif Le paradeigma (exemple historique) : raisonnement par analogie. Un exemple précis du passé est mobilisé pour justifier un choix contemporain. ex : D. qui demande une garde mais qui lui ai refusée car cela résulterait à le rendre tyran. Dans le passé, ceux qui avaient une garde sont devenus des tyrans. La logique est qu'un exemple soutien la position de l'argument. Le paradeigma peut être efficace et faire appel à la mémoire collective Le paradeigma peut être logique et rationnel ______ logos épidiptique L'amplification : exagération hyperbolique des défauts et qualités. usage superlatif : exprime le degré le plus extrême L’amplification permet de porter une personne au rang de modèle (éloge) ou d’antimodèle (blâme) usage de figures de styles : anaphore, hyperbole, allusion... Une amplification peut être représentative d'une figure partagée Une amplification peut soutenir une logique déterministe retrouvée dans différentes circonstances discursives

L'ethos

L'ethos préalable : la légitimité L'ethos technique : la crédibilité : persuasion par le caractère, par l'honnêteté L'ethos dans le complotisme : - celui qui comprend "au dessus des masses" : compréhension de l'ensemble de la situation dans sa complexité - l'expert authentique et courage : orateur authentique, capacité d'expression sincère, courage moral intellectuel pour accepter d'aller dans l'autre sens = MARGINALITÉ - victime d'une injustice
(cours du 16/10*/25)

Le pathos

Preuves techniques : La mobilisation des émotions permettent au discours de construire un affect sur l'auditoire = émotion politique. La persusasion par le pathos : Mise en disposition émotionnelle de l'auditoire pour avoir un effet particulier pour que le jugement soit conforme à l'objectif fixé de l'orateur. Emotions saillantes : indignation (= éprouver de la souffrance face à des succès immérités), peur (= souffrance issue de la représentation d'un mal à venir), espoir (=représentation d'un bien à venir) Dispositifs émotionnels dans les discours complotistes : la peur paralysante et ses effets L'indignation se ressent face à une injustice + Le contraste entre deux émotions contraires La peur (souffrance qui provient d'un futur incertain qui va causer du tord)/ L'espoir (attente avec confiance la réalisation de quelque chose) Dialogue entre espoir et peur pour renforcer, amplifier les émotions qui sont produites par l'orateur pour affecter l'auditoire. Le sentiment d'indignation - Injustice La notion d'espoir n'est pas mentionnée dans le discours complotiste car la représentation du mal a une proximité Le sentiment de peur paralysante produit une disposition à la non-action Dans le discours complotiste, l'émotion d'injustice est mis en avant par le côté victime et accusations. Dans le judiciaire, la justice et l'injustice on une place importante. La peur (qui nous menace ?) est une émotion La source de cette peur, les acteurs ne sont pas identifiables (=identification essentialisée) La source du mal n'est pas accessible, trop éloigné. Le passage à l'action est difficile Appréhension politique au discours complotiste complot : est un discours qui se conclu sans passage à l'acte politique Disposition à la non-action : en rhétorique, le fait de ne pas savoir agir Discours grandes logiques identifiables en arrière plan Circulation du discours, de l'information Présence dans l'espace public Effet persuasif et argumentatif : logos, ethos, et pathos enthymème : raisonnement par la déduction paradeigma : raisonnement inductif propre au déliberatif, exemple historique amplification : hyperbole Logos : les raisonnements et logiques du discours, les arguments exemples de preuves extra-techniques du logos : preuves trouvées sur le lieu, enregistrements, contenu matériel et tangible... Ethos : caractère, image de l'orateur traits partagés avec cadre experts du sujet, orateur capable vs expert en marge (marginalité revendiquée et confiance ! = leur méthodologie marginale) exemples de preuves extra-techniques de l'ethos : les lois, les témoins, les dispositions, les serments... Pathos : disposition émotionnelle de l'auditoire indignation / injustice exemples de preuves extra-techniques du pathos : les études scientifiques, les données, les statistiques... peur (émotion non mobilisatrice à un passage à l'action, discours anti-conformiste, psychologie linguistique sans passage à l'acte politique) espoir Les preuves comme moyen de persuasion à disposition de l'orateur.
Lutter contre le discours complotiste par le fact-checking, les pratiques de debunking. Mouvement général d'utilisation d'autres pistes tournées vers la compréhension du concept

L'analogie du discours persuasif et du témoignage :

Le témoignage : preuve extra-technique dont l'efficacité repose sur la confiance que nous accordons au témoin. Topos du témoin dans les discours complotistes : 1) statut de victime, 2) de la victime au témoin, 3) de la force persuasive du témoignage Statut de victime et témoin de catastrophe historique, légitimation de la victime reconnue.
Ethos victimaire : - Atteinte à l'intégrité physique - Exclusion, discrimination sociale - Censure et cyber-intimidation - Violence verbale
-> crédibilité et légitimité -> La confiance est accordée car l'orateur raconte une expérience que l'auditoire ne connait pas -> Preuve d'effet et d'évidence
Prérogatives de la présentation de soi comme "victime" : - Identité - Innocence - Mise en récit - Prétention à la vérité
^ Preuves extra-techniques et avantages de la victime Autre preuve extra-technique : appel d'un témoin pour supporter la position. (vs Preuve technique : construction de l'argument par le logos) Le témoin historique : discours dans l'espace public, témoin d'un évènement vécu sur un sujet d'un phénomène : perception et restitution Le témoignage rejette toute confrontation et argumentation contre la position car il s'agit d'un récit qui est supposé être vrai = d'une restitution valide de la vérité qui la rend légitime. Ce discours est binaire, polarisé et unilatéral. ! Pour une personne complotiste, la vérité de leur discours est absolu. Il s'apparente au témoignage car pour une victime, son discours est le récit de son expérience. Comme le témoignage, le discours complotiste est un discours qui se valide lui-même car il s'agit d'une restitution du passé. Une confiance est accordée à la victime, ainsi qu'une reconnaissance sociale. La victime comme témoin privilégié. Le discours de la victime est considéré comme vrai. -> prétention à la vérité = preuve extra-technique
Points communs et différences entre les discours de victimes/témoignages et complotistes et discours persuasifs : - Preuves techniques et extra-techniques - Cadre judiciaire / officiel / méthodique - Vérité / Prétention à la vérité - Binarité / Pôlarité - Confiance, crédibilité, fiabilité, légitimité
DROI-C201 : Droit pénal général

Prolégomènes
Règles de la répression pénale, textes de loi et marges d'interprétation
Notions de juridictions
Arrêts / Lois

Régulation par l'état de la vie en société : 
incrimination, valeurs humaines, susceptible responsable, infraction, peines et mesures, dignité sociale, protection de la société : ordre public, éducation de la population

Peine et infractions :
Infraction : concerne le fait.
Incrimination : concerne la personne.

Incriminer un comportement : Considérer comme coupable.
interdire ou obliger / consacrer droits et libertés : définir un comportement
Citoyens - délinquant, ont des obligations
Principe de légalité : Protections de l'intérêt public
La légalité est inclue dans la loi définie

+ Règle juridique protège les valeurs (partagées) SOCIALES et MORALES :
Les valeurs évoluent -> dépénaliser des comportements ?

+ Le devoir de solidarité entre humains
"Abstention coupable" : non-assistance à personne en danger

Matériel & moral

Le parlement doit préciser : intention VOLONTAIRE ou INVOLONTAIRE
Y at-il eu de la préméditation ?

+ Peines : contravention, délit, crime.
La peine sert à éviter la récidive. Ce sont des formes de sanctions répressives.

Peine : "Faire mal à titre de punition en raison que la loi défend."
Répression : rejet volontaire, empêcher de se développer

Les peines protègent l'état.

Types de peines : 
  - privation de liberté = emprisonnement. (Les prisons sont en surpopulation. "La prison : écoles du crime" -> réinsertion sociale)
  - privation de patrimoine = amende. (Contribue à l'économie de l'état)
  - peine de travail, surveillance...
Le comportement fautif est sanctionné par des mesures selon les catégories de délinquances.
Considération des différences, les mesures et approches : Réhabilitation, réinsertion sociale et préservation des valeurs morales.

En 1832 : Le premier pouvoir judiciaire est institué en Belgique. (rappel : 1830 : Indépendance de la Belgique)
Cour d'assise =/= Votes censitaires =/= Cours de cassation

Le premier cas qui fait réfléchir au droit de vie concerne le duel, le combat à mort qui est une privation de la vie. Avec Mathieu Leclair, magistrat à la cour de cassation de Liège

+ Moeurs et lois
Les lois comme les moeurs évoluent avec le temps. (ex : avortement, mariage pour tous, euthanasie,...)

Art.27 : Objectif des peines : Désapprobation Restaurer l'équilibre social Réinsertion sociale Protection de la société
Prévention ? Dissuasion ? La peine doit être conforme à la dignité humaine. Proportionnalité et respect du droit des condamnés. Incarcération et conditions des prisons : conditions sociales et psychiques = éviter la détresse et sentiment mis à l'épreuve d'une intensité excessive. Il y a des limites fixées par la loi : les peines doivent être proportionnelles à l'infraction et à l'individu. Si la peine est disproportionnée = cela ne respecte pas les limites fixées par la loi, ni les valeurs humaines dignes = la peine est alors indigne et illégale. (ex : peine de confiscation, peine pécuniaire, peine de réclusion) (Emprisonnement à perpetuité = pas contraire à la dignité humaine ?) (Peine de mort (abolie en 1996 en Belgique) : prononcée pour les faits les plus graves) "Période de sûreté" : inflexibilité de l'état, période incompressible qui consiste à écarter un individu considéré comme dangereux. Une peine incompressible = contraire à la dignité humaine = indigne. La peine doit être utile et doit favoriser la réinsertion. Afin de favoriser la réhabilitation par une approche humaniste. + Objectif de la réhabilitation : empêcher la récidive, remettre le délinquant dans le droit chemin. Le droit pénal est : subjectif, personnel, essentiellement sanctionnateur, expressif, protecteur, autonome ou purement sanctionnateur Subjectif : s'intéresse aux individus, à l'auteur (au parcours de vie de la personne poursuivie) Personnel : la responsabilité est celle de celui qui commet l'infraction. Il n'existe pas de dérogation de responsabilité. Sanctionnateur : vise à punir par l'application de peines Le droit pénal est d'ordre public : on ne peut pas s'en déroger, ni enfreindre la loi pénale. ("exception" : le tueur à gages) + Le suicide n'est pas illégal car il s'agit d'une auto-détermination. L'incitation au suicide est une infraction pénale. Aider quelqu'un à se tuer : non-assistance à personne en danger = abstention coupable = incrimination. + Le cas du consentement Une victime peut consentir à ce qu'on lui fasse du mal, cependant celui qui fait du mal commet quand même l'incrimination. + Non consentement Atteinte à l'intégrité psychologique (ex :harcèlement), physique (ex:viol), matérielle (ex:violation de domicile) Protection de l'intégrité psychologique, physique et matérielle. À propos de l'intégrité physique et du consensus : évolution dans l'art esthétique (piercing, tatouages, bodmod...), sports de combat (coups et blessures, respect de l'autre) ; c'est lorsque qu'il y a une intention de blesser qu'il y a risque d'incrimination.
"Le consentement est inopérant" : il y a infraction "Le consentement est opérant" : il n'y a pas d'infraction
+ Circonstances aggravantes : La loi peut prévoir des facteurs aggravants que le juge doit prendre en considération lorqu'il fait le choix et détermine le degré de la peine ou de la mesure sans qu'il puisse imposer une peine + élevée. - Le mobile discriminatoire - Critère temporel : continu, habitude ou instantané + Circonstances atténuantes : Lorsque le juge estime pouvoir retenir des circonstanes atténuantes, il réduit ou modifie les peines dans la mesure et les conditions précisées dans le présent chapitre. - le rapport d'information - l'avis d'un expert - mobile honorable + La justification : Les causes de justification sont des circonstances définies par la loi qui, autorisant ou justifiant ce comportement, enlèvent son caractère illicite. - l'ordre ou l'autorisation de la loi - l'ordre de l'autorité - l'état de nécessité - la légitime défense - la résistance légitime aux abus de l'autorité + Atténuation de peine : Les causes d'excuses : Circonstances définies dans la loi qui entraînent soit une exemption de peine, soit une réduction de peine. - l'excès de légitime défense (dispropotionnelle) - la minorité Absolutoire : la victime est libre et éclairée, il n'y a pas d'atteinte à la santé. Le droit pénal est exceptionnel : strict. Règle absolue est la liberté. Une infraction est une entrave à la règle. La règle définit la loi qui définit le droit. Si il n'y a pas de loi existante pour un cas alors comment incriminer un comportement qui n'est pas dans les règles ? (ex : atteinte à la pudeur en 1843, pas de témoin ni de violence -> pas d'incrimination -> acquitté.) Le droit pénal est légaliste : principe de légalité législative règles et normes : généralité, exigence, abstraction Il y a des poursuite de l'arsenal juridique par la constitution Par la loi et en vertu de la loi La juridiction est écrite. La loi est votée par le parlement et permet de limiter le pouvoir du juge. Le principe de légalité protège les citoyens contre l'arbitraire, car il définit les limites de l'action des autorités et assure que ces actions respectent un cadre juridique établi. La loi doit être prévisible, accessible et précise. + Temporalité : loi antérieure au comportement (ex : un acte commis avant que la loi incrimine ce comportement) La loi fait le travail de comparer plusieurs textes légaux, normes complexes Importance de la définition des notions floues La loi est interprétative. Il existe une AUTONOMIE au principe purement sanctionnateur. Le code pénal : livre 1 et 2 Le livre 2 peut déroger au livre 1 car "l'auteur d'une norme peut déroger à sa norme." (juridiquement possible) La Cour Constitutionnelle autorise une justification objective et raisonnable. > La marge d'interprétation / Autonomie : liberté d'interprétation et définition de notion dans le droit pénal. "Faire primer l'esprit et non la lettre" Interprétation logique de la loi, ne peut ajouter du texte (loi est stricte, mais évolutive) Interprétation authentique: compréhension des normes selon l'auteur de l'infraction = privilège de compréhension. Définition de la notion si pas définition précise, le sens courant du mot, le sens ordinaire et normal, dans la société est utilisé. Le sens que la population considère définit la notion. Le sens de la moralité publique. Chaque notion floue peut avoir une définition différente. Interprétation dans son contexte. (époque, lieu...) Si plusieurs interprétations possibles (valable selon la preuve) : l'économie de la loi s'applique, par la comparaison des anciens et nouveaux textes, et versions dans les autres langues. Il y a une comparasion de travaus généraux. + Analogie : comparer deux éléments. prohibée en défaveur (loi stricte), autorisée en faveur (loi exceptionnelle) Analogie permise par dérogation autorisée selon les 3 conditions + Jugement évolutif : la "triple condition" : 3 conditions 1) Le parlement n'a pas connaissance de la technologie nouvelle 2) Le parlement, si a connaissance, doit incriminer le comportement 3) Principe de légalité, le texte peut être modifié, étendu. + L'erreur L'erreur invincible / ignorant : acquitté Si force invincible, alors l'individu n'est pas fautif car il s'agit d'une situation ou l'ignorance justifie. On ne peut condamner quelqu'un en absence de faute. + La légitime défense : réaction proportionnelle face à une agresion illégitime, grave et actuelle contre sa personne dans l'intention de la repousser.
Application du code pénal dans le temps Quand une loi entre en vigueur, le texte de loi devient une force obligatoire. Les exigences de publications sont que le texte de loi doit 1) être athentique, 2) accessible à tous et 3) prévu sous un délai. La loi s'applique aux situations futures. Toute loi arrêtée ne devient applicable qu'après 10 jours (le 10ème jour qui suit, ex : 1 janvier > à partir du 11 janvier) Toute loi provinciale entre en vigueur le 8ème jour qui suit. Toute loi communale entre en vigueur le 5ème jour qui suit. Toute loi de décret interprétatif entre en vigueur le jour même. + L'effet rétro-actif : qui exerce une action sur ce qui est passé. Une loi a un effet rétro-actif seulement si elle joue en faveur de l'individu. exemple : Une loi postérieure sanctionne par la peine de mort, mais depuis 1996 elle n'est manifestement plus applicable alors celle loi est annulée. exemple : L'homosexualité était illégale avant, mais ne l'est plus. Les individus ne sont pas inscriminés. Le nouveau texte annule un comportement qui était incriminé (Dépénalisation d'un comportement= acquittement) Si l'infraction devient une norme au moment où un auteur est incriminé pour son comportement et que le jugement a déjà eu lieu : ! malheureusement plus de recours possible, alors : demander la grâce du Roi. Si 3 lois qui s'opposent se succèdent (comportement qui est pénalisé devient dépénalisé et redevient pénalisé...) : La cour de Cassation applique la rétroactivité favorable Considération de l'intention : le comportement incriminé est-il légitime de bénéficier de la 2è loi ? Il faut que la loi intermédiaire soit une peine "allégée", généreuse, mois sévère envers l'incriminé. et l'espace Principe d'ubiquité (=extension du principe de territorialité, stipulant qu'une infraction est réputée commise sur le territoire d'un État dès lors qu'un de ses éléments constitutifs (action, omission ou résultat) a lieu sur ce territoire.) + Aviation : Espace atmosphérique : 40km Aéronef immatriculés, enregistré dans un registre national. Si une infraction est commise au-dessus d'un état étranger (vol privé ou d'état), le crime est lié à la nationalité de l'avion. Infraction extra-territorial : l'auteur est incriminé selon les lois de sa nation 'normalement' car les compétences de la nation du territoire peut aussi interagir. + Maritime : Tout navire est enregistré dans un registre national car il s'agit d'une "station nationale mobile". L'au-delà maritime : eaux internationales. Le code de la navigation selon les infractions : - Pollution maritime : code de la nation compétente. - Piraterie maritime : prise en charge par la nation de l'état souverain. + Critères qui rattache au pays : Principe d'indivisibilité : Le jugement se fait en un procès par les compétences de la nationalité de l'auteur en tenant compte des facteurs extra-territoriaux. Si infraction commise intégralement à l'étraner : code d'instruction criminelle (belge, instaurée en 1808 par Napoléon) - Compétense personnelle active : auteur - Compétense personnelle passive : victime - Compétence réelle : pays en danger - Compétence universelle - Compétence extra-territoriale ou 2) partiellement Infraction instantanée (ex : vol, meurtre, le crime est consommé à l'étranger, l'incriminé est jugé par le pays de sa nation): loi principe ubiquité. Eviter les doubles procès et mise en application de loi qui ne correspond par à la connaissance de l'auteur d'une infraction. Infraction instantanée par omission sur extra-territoire : abstention coupable : jugement tient compte du lieu d'exécution, obligation juridique. Présence physique retournée obligatoirement sur le territoire de sa nationalité après un crime ! - Déduction des peines (si incarcéré à l'étranger) - Avis officiel (constat de l'infraction) de l'autorité publique du pays où le crime a été commis + plainte d'une victime ou plainte à l'ambassade
+ L'infraction : Incrimination d'un comportement actif qui porte atteinte à la vie ou la la société. Mise en danger Les termes "délit", "contravention" deviennent "infraction" dans le nouveau code pénal. Incrimination : Nécessite un 1) élément matériel (comportement actif ou passif) et 2) moral (la faute)
1) Comportement matériel : passage à l'acte 2) Elément moral : Faute Faute intentionnelle : le dol. Faute involontaire : faute lourde. Faute infractionnelle : que la loi ne prévoit pas (+discernement et libre arbitre, absence de responsabilité, état de nécessité) Infraction principale : "de base" Infraction qualifiée : avec éléments aggravants Infraction avec action : activité par l'action Infraction avec omission : abstention coupabl La loi incrimine par le résultat.
SLAV-B216 : Polonais

Dzien dobry, czesc !
Mam na imie E. Jestem dwadziescia piec lat. Mieszkam w Brukseli. Mam jednego brata, ma na imie M.
Ucze sie mowic po polsku, znam francuski i angielski.
Jestem ambitna studentka !
Intersuje sie historia i literatura.
Jestem kreatyvna i artystyczna !
Lubie malowac, rysowac i spac.
Kocham kota i herbate.
Na obiad jem jablko i czekolade ~

Bardzo mi milo!
  
CRIM-C101 : Criminologie générale
Institut National de Criminalistique et de Criminologie
criminalistique 

La criminologie est une discipline scientifique qui étudie le phénomène criminel dans son ensemble. Elle cherche à comprendre les causes, les manifestations et les conséquences de la criminalité, ainsi que les moyens de la prévenir et d'y réagir. La criminologie d'attache à comprendre ce qui est défini comme crime et ce processus de définition.
Elle s'intéresse notamment à :
- l'auteur de l'infraction (profil, motivations, parcours,...)
- la victime (victimologie)
- le crime en tant qu'acte (typologie, gravité, contexte)
- la société (réactions sociales, justice pénale, politiques de prévention et de répression)

La criminologie est une étude des sciences humaines interdisciplinaire : droit, psychologie, économie, sociologie, science politique... Le crime et les comportements criminels sont analysés avec les structures et les dynamiques de la vie en société.
Il faut distinguer l'acte du fait et la réaction sociale.
Le passage à l'acte est le crime identifiable.

Le crime est ce que l'on définit pénalement comme crime, il est le nom donné légalement. (Sans lois, aucun acte ne serait incriminé, ni sanctionné) Le criminel n'existe qu'en lien avec le système pénal.
Le comportement incriminé, considéré comme déviant est une construction sociale structurelle. Il n'existe que car il a été défini comme telle par les normes sociales. Le crime et le criminel sont les produits d'une définition qui génère une réaction particulière. Ce qui est qualifié déviant est immoral, réel, porte atteinte à un corps physique ou psychologique.
Au delà de la notion de crime, il existe les notions de : déviance (sociologie de la déviance et de la réaction sociale), situations problématiques ou conflit (abolutionnisme pénal et carcéral), tort (zémiologie)...
« Nommer une chose ‘crime’, c’est déjà la condamner,  car cette appellation, même sans garantie de succès,  sert exclusivement ce destin »  (Kaminski, 2015, p. 11)

La délinquance, un terme qu’on utilise à tout-va sans vraiment savoir ce à quoi il correspond. ll ne recouvre en fait ni un type d’acte précis, ni une catégorie de personne et il est beaucoup trop incomplet pour permettre de désigner la vérité des infractions (...) Sur quelle base précise produit-on ce chiffre de la délinquance ? Peut-on seulement la quantifier ? Est ce qu’on ne la confond pas trop souvent avec le sentiment d’insécurité ? (Programme B est un podcast de Binge Audio présenté par Thomas Rozec)

- paradigme de la définition sociale
- paradigme étiologique du passage à l'acte
- paradigme de la réaction sociale

Il existe plusieurs niveaux mesurés de peines (sanction dans un système partriarcal répressif) afin de déterminer la gravité d'un acte qui constitue le code pénal.
La criminalité implique un jugement de valeur par la législation juridique (ce qui complexifie l'activité de la réflexion éthique)
Le crime évolue selon son contexte socio-historique. Les lois changent et les définitions d'un comportement criminel évoluent avec les mentalités. La délinquance est une construction sociale du crime par ce qui est définit intolérable dans une société par ses normes.

Les analyses des chiffres statistiques ne représentent pas la criminalité mais l'activité d'un système pénal ou de la police qui traque les comportements suspects ou délinquants. Le reportabilité n'affiche qu'une partie visible de ce qui est déclaré comme juriquement délinquant. La partie qui n'est pas répertoriée s'appelle le chiffre noir.
Des enquêtes d'auto-dénonciation on été menée afin d'éclaircir la criminalité dans des lieux publics et milieux sociétaux.

L'importance de la victime et de l'auteur agresseur
De nombreuses études on été menées autour de la considération des acteurs dans une infraction commise.
La victimologie comme branche de la criminologie se développe avec les plaintes et la prise en charge de droits consacrés à des personnes ayant été victime d'un crime.
Il existe des cas où le criminel est également victime de son propre fait : consommation de stupéfiants, blessé dans un acte armé, suicide,...

Les milieux carcéraux
Des dispositifs externes psycho-médicaux ont été mis en place pour accompagner et soutenir des personnes détenues.
La majorité de la population carcérale est présente pour des crimes de niveaux minimes, des témoignages racontent des ressentis en rapport à la stigmatisation, à l'exclusion de la société, aux récidives probables, à une réinsertion difficile dans la société active sans suivis.
Les profils des détenus sont multiples, il faut prendre en compte leur personnalité individuelle et les circonstances. Préparation d'nu projet pour une réhabilitation/réinsertion sociale. Prendre en considération les risques de résistances, rechutes, récidives. Focus sur la santé mentale et les besoins : mission d'accompagnement et de soutien. Secret professionel : liberté d'expression. Créer des conditions favorables à une réinsertion sociale durable. Solution de logement, adresse. Orientation vers des services spécialisés selon les demandes (adaptation à chaque profil)
Accompagnement : communication et rencontre : billet de réception (écrit), parloir (rencontre), duo / suivi en binôme, confidentialité, écoute du besoin et de la demande, orientation vers le service adapté (connaissance du réseau), résoudre la demande = opportunité de sauver une détresse psychologique.


Théorie sociologique en criminologie : Le criminel est déterminé socialement, qui est influencé par ses conditions de vie, son milieu social et les circonstances. La précarité mène à des difficultés d'intégration aux normes sociétales établies par une clase dominante. > Conséquence de la société industrielle et de surconsommation > Provoque des discriminations liées à la clase sociale d'appartenance (théorie de la tension : buts culturels et moyens) 1) Précarité liée à la famille : celle-ci dépendante de services sociaux et perte de légitimité de l'autorité parentale dû aux convocations (théorie de l'humiliation et intrusion de l'état dans la fammille) 2) Précarité économique : aggrave la conflictualité des relations et déteriore l'ambiance familiale 2.1) La précarité économique peut engendrer une moindre capacité de supervision opérationnelle des enfants (pas de surveillance du jeune), en conséquent le jeune fréquente d'autres jeunes du quartier et potentiellement se faire influencer par le milieu social. Contextes historiques de la criminologie en Europe, approches et concepts : - école positiviste ; cause de personnalité criminelle : Cesare Lombroso (Italie, 1876) - école déterministe : caractère physique et héréditaire : théorie raciste et atavisme "bio-criminalité", théorie au service du contrôle social, discrimination et hiérarchie, explication aux actes criminels par l'analyse physiologique - théorie étiologique : influence du milieu et des conditions : 1960 : sociologie constructiviste ("les phénomènes sociaux sont construits"), rapports au dynamiques sociales, à la politique et à l'éthique. Courant interactionniste : théorie de l'étiquetage et de la stigmatisation (Howard Becker, USA), théorie du rejet (Philippe Robert, France, 1939) - approche critique : contrôle social, système pénal et politique. Approche critique de la domination (Michel Foucault, France, 1975), transformation de la justice sociale La théorie du choix rationnel (TCR) : agent rationnel., individu capable d'évaluer le cout-bénéfice d'une action. Responsabilité individuelle - circonstances Cesare Beccharia (18e siècle) et le libre arbitre : le criminel est un être libre qui fait mauvaise usage de sa liberté. Il est rationnel, régit pas son intérêt et calculateur. La peine doit limiter l'hédonisme des êtres humains par la dissuasion (théorie reprise par Gary Becker en 1968, économiste. Avec la théorie probabiliste de la prévention : augmenter les moyens des organes de répression pour limiter la criminalité) Effets dissuasifs de la peine en pénologie et prévention situationnelle (contrôle social) Limites et enjeux de la théorie du TCR appliquée à la criminilogie : rationalité instrumentale, non-considération du contexte, déterminisme sociaux, réduction de l'acte délinquant à un choix individuel La responsabilité individuelle ne tient pas compte des processus sociaux et politiques. Causes sociales du crime : école française >< école italienne Structure sociale qui provoque une division au 18e siècle, mouvement ouvrier. Désorganisation sociale "Theory of social desorganisation" : remise en question d'un état et dévalorisation des valeurs établies par la société > réflexions collectives et politiques, cohésion sociale Prévention sociale : réduction des inégalités sociales, favoriser les interactions et échanges sociaux. Améliorer les conditions de vie. Prévention situationnelle (contrôle social), 1986 : limitation des transgressions, soumettre la population à une conformité. = provoque le contre-courant de la déviance. Ne pas confondre la détermination de facteurs de risque avec la prédiction des crimes (étude comparative (études des différences qui se basent sur des échantillons critiquables), théories ancrées dans une perspective essentialisante (nature vs culture), risque de substantialisation à travers la dangerosité présupposée) = risque de basculter dans une rationalité de type Minority Report (Precrime program) Ne pas confondre les théories de : Gary Becker (économiste) =/= Howard Becker (labeling theory) et Cesare Lombroso (crimino positivisme) =/= Cesare Beccaria (1738-1794)= Théorie du libre arbitre et principe de légalité Une approche du crime ou du criminel ne peut jamais être généralisante et décontextualisée (importance de l'interdisciplinarité !) Impacts de ces théories : - Fondement se la criminologie de la différence. Risques de substantialisation (l'individu criminalisé est réduit à son passage à l'acte sans prise en compte du contexte social) - Développement de la noion de dangerosité donc on va tenter de prévenir les risques - Débuts de la défense sociale : on ne punit pas les criminels, on les soigne. - Développement des théories sociologiques du crime par la réaction sociale. Considération de l'acteur social : victime et criminel - Approche compréhensive du délinquant : le sujet interprète et agit à partir de son propre point de vue qu'il faut prendre en compte. - La loi ne fait pas que s'imposer, les intervenants judiciaires ont des marges de manoeuvres dans l'application du droit - principe interactionniste : justiciables et intervenants judiciaires sont dans un rapport de réciprocité - le couple pénal (B. Mendelsohn) : individus dépendants, intérêts opposés, dynamiques, prédisposition de la victime psychologique. Typologie : innocence, moindre culpabilité, imprudence,... - le criminel-victime (Hans Von Hentig) : individu qui est lui-même victime de son crime (ex : consommateur de drogue, blessé dans un acte violent intentionnel,...) Victimologie >< Agressologie (Cario, 2012) + La théorie de l'étiquetage de Howard Becker, in Outsiders, 1963. + La théorie de la stigmatisation de Erving Goffman, 1975. Déterminisme >< Interactionnisme : Sommes-nous tous victime d'un système qui commet des actes délinquants ? Réponse à une question : "Ceux qui veulent "profiter" du système sont en fait des personnes en demande." Réhumaniser par les forces sociales FQI : Fait considéré infraction TAP : Tribunal d'application des peines RAJ : Réseau d'Aide et Justiciable (service externe du milieu carcéral belge) SPS : Service psychosocial des établissements pénitentiaires belges CP : Code Pénal ou Congé pénitentier (lexique carcéral) PS : Permis de sortie (lexique carcéral) TCR : Théorie du chois rationnel COCOF : Commission communautaire française SAJP : Système d'Administration de la justice pénale
CRIM-203 : Délinquances juvéniles

La déviance est la « transgression d’une norme acceptée d’un commun accord » (H. Becker)	
"Les délinquances juvéniles ne sont donc pas des faits naturels mais le produit de définitions par une société" : processus de désignation relatif relationnel et théorie de l'étiquetage (Howard Becker)
La déviance comme une catégorie construite par la définition du comportement et de la réaction sociale. 

Criminalité infantile 19è siècle -> Délinquance juvénile XXe siècle
Enfant =/= Adolescent
Cette représentation de l’enfant est un produit social, le fruit d’une représentation véhiculée par les médias mais aussi de psychologues relativement connus tels que Françoise Dolto et Erikson.
Au XIXème siècle, les principales préoccupations des juges relatives aux délinquances juvéniles sont la prostitution et le vagabondage. Ces délinquances étaient cependant peu véhiculées par les médias, mais il en existe des traces dans les archives de la police. De nos jours, les vagabonds et les prostituées ne sont plus considérés comme des délinquants qu’il faut punir mais davantage comme des victimes qu’il faut aider. Le vagabondage comme délit et répression de « l’errance féminine »,  (...) On s’attaque alors à la mobilité des femmes sous prétexte de la norme de la "fille sage", "oie blanche". + autorité du père. Fugueuses (+contrôle de la sexualité, prostitution), voleurs et consommateurs arrêtés pour délits prétextes

1960 : Culture typiquement juvénile : Blousons noirs (années 50-60) : émergence de bagarres, vols et remarque sur leur accoutrement
Montrée des vols en 1960 : conséquence de l'industrie, société de consommation : augmentation de la pression par le biais de publicité et médias qui incite à consommer et posséder des biens (les jeunes considérés comme un groupe économique autonome, et donc public cible). + augmentation des biens en circulation + augmentation des occasions de voler (+ émancipation de la femme + obligation de l'école pour enfants = maison vide = opportunité de cambriolages)

1980 : Ethnicisation de la délinquance juvénile :  crise structurelle : Conflits politiques et immigrations, des jeunes résident dans des quartiers populaires. Provoque des tensions de quartier, sentiments d'appartenance et groupes, conflits et bagarres, menaces et guerre de territoires. La jeunesse reflète une menace pour l'ordre civil.
	La transformation rapide des modes de vie impacte fortement les rapports entre les générations (jeunes et vieux) avec les nouvelles technologies.

Famille = dimension raciale et identité = Clans = Honneur (image et statut = respect)

Tentative de censure de la culture jeune car crainte que les jeunesses renversent le pouvoir établi (mai 1968 et mouvements estudantins et universitaires)

Avec "l'allongement de la jeunesse" qui est dû à la massification des études (les jeunes restent plus longtemps entre eux à l'école et se fréquentent), un recul de l'entrée du monde du travail et un enrichissement de la société dans les années 1950-1960 "Golden Sixties", les jeunes ont désormais du temps libre pour vivre leur jeunesse. 

La culture jeune est une affirmation d'une liberté après l'exploitation des jeunes dans l'industrialisation et de l'interdiction du travail des enfants et l'obligation d'aller à l'école.

La jeunesse peut être une figure qui représente le progrès et l'espoir, comme au contraire, il peut représenter la menace, le danger.


Constance dans la volonté de contrôler les corps et la sexualité des jeunes filles : socialisation genrée et pression sociale, dispositions particulières. Enfermement des filles.
Autonomie des femmes après la guerre = industrie à besoin de main d'oeuvre = Travail des femmes, car hommes morts aux affrontements. = Importants changements socio-économiques.
Mai 1968 : Place au féminisme, maîtrise et affirmation d'une égalité entre les genres.
(De nos jours, le corps féminin reste malgré tout un objet de normalisation. Dans Mauvaises filles, incorrigibles et rebelles, Véronique Blanchard et David Niget évoquent l’impact de la socialisation genrée et de la pression que subissent les jeunes filles, qui conduisent parfois à des violences retournées contre elles-mêmes telles que la scarification, la consommation de stupéfiant ou encore l’anorexie. Le corps féminin est toujours beaucoup contrôlé et fortement médiatisé, véhiculant ainsi un modèle féminin de la minceur voir de la maigreur et entraînant ainsi des comportements autodestructeurs qui touchent le corps des jeunes filles.)
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Contrôle social : ensemble de moyens et de pratiques qui visent à la conformité des comportements aux normes en vigueur, qui veille constamment au respect de celles-ci. - contrôle social interne (=auto-régulation) et externe - contrôle social externe : formel (contrôle et réaction sociale par la société) et informel (réaction sociale par les relations externes) Dispositifs de contrôle social (M. Foucault) sont un ensemble de discours et de non-dits ayant un mode de gouvernance stratégique basé sur un rapport de pouvoir dont le but est de faire régner l'ordre, de maintenir une certaine stabilité en contrôlant les corps et les esprits. La jeunesse vulnérable au contrôle, suspicion basée sur leur apparence ou critère d'ethnicité = profilage ethnique. Institutions répressives, sélectivité de la police sur une jeunesse définie "menaçante" Davantages de contrôles et de surveillance dans les quartiers populaires que dans les quartiers calmes : ciblage Les contrôles policiers n'ont aucun impact sur la prévention de la consommation de drogue, le traquage des consommateurs ne permet pas de diminuer la consommation. La politique criminelle se concentre sur certains types de comportements délinquants, les "priorités" et par conséquent, délaissent d'autres crimes. L’essor du contrôle social formel est dû au fait que, par exemple, plus nous sommes en sécurité, plus nous réclamons cette sécurité et ainsi demandons un contrôle social qui l’assure. (ex : la famille est désormais intégrée dans les normes de l'état qui développe une justice de protection familiale et condamne les violences conjugales) Le sécuritarisme est un contrôle social et politique établi pour maintenir l'ordre sur base d'une opinion fondée de la peur et par le déploiement de force de l'ordre et de dispositifs de contrôle. L'intensité de la peur provoquée par les médias est à mettre en rapport avec les informations exposées au public = Y a t-il une stratégie politique mise en place ? La société de contrôle par les technologies est un état où les moyens de surveillance sont établis, notamment par des opérateurs informatiques qui traitent et analysent les comportements et données. Cela mène à la construction d'un état "smart city", ou "ville connectée" par l'usage quotidien et important de la technologie. Par exemple, le téléphone est un agent communicationnel qui produit des données exploitables pour de potentielles décisions politiques.
___ Réaction sociale : institutionnalisée et codifiée. La délinquance renvoie à la part des déviances retenues par le code pénal et sanctionnées comme telles. L’adoption d’un comportement (1) par un individu (2) et l’existence d’une norme qui le prohibe (3). En conséquence, on peut affirmer qu’il n’y a pas de déviance en soi, qui existerai en tout temps et en tout lieu. _______

Les normes sont des modèles de conduites, des obligations et des interdictions fondées sur des valeurs. Les valeurs sont des idéaux, des fins à atteindre (justice, vérité, équité…) caractérisées par leur polarité.

Selon E. Durkheim, la cohésion sociale repose sur l’adhésion à des valeurs communes, partagées. Les normes sont plurielles (normes formelles et informelles) et relatives (temps et espace) La transgression d’une norme formelle donne lieu à une sanction qui aura été codifiée au préalable (amende, peine) : par exemple, dans le code pénal. Sociocratie : pression horizontale (entre adolescents) afin de s'intégrer. Socialisation : l’intériorisation des normes de la société ______

Les délinquances juvéniles ne sont donc pas des faits naturels mais le produit de définitions par une société.

Intériorisation d'une norme et activation de la valeur partagée qui opère le processus de socialisation (cohésion sociale, E. Durkheim) _______________ La « délinquance juvénile » une catégorie spécifique : Modèle de justice protectionnelle (aide, correction et rééducation), contrôle sur les jeunes et ordre public, enfants comme êtres influençables (soignable et rééducable), enfant influencé par son environnement et donc pas considéré comme responsable de ses actes avant 18 ans. 1) Raisons sociales : le nombre de délit en fonction de l’âge forme une courbe de Gauss qui s’étend en grande partie entre 12 et 25 ans et dont la pointe se situe entre 16 et 17 ans. Les pratiques délinquantes sont donc pour la plupart juvéniles et disparaissent avec l’âge. Être délinquant à l’adolescence est normal, c'est un phénomène qui existe dans la société et qui est relativement stable. 2) Raisons institutionnelles : La société développe des systèmes juridiques (juridiction d'expertise : acteurs tels que psychologues, assistants sociaux, éducateurs...) spécialisés pour les mineurs, différents de ceux des adultes : car en principe on ne veut pas punir l’enfant mais le traiter = protéger. Le but étant de lui apporter une aide, de le corriger, et non pas de le sanctionner. Car méfaits de la prison sur l'enfant. Crainte des jeunes délinquants et du renversement du capitalisme : traiter les jeunes pour le contrôle et ordre public. Mais cette volonté de traiter le jeune délinquant et non pas de le punir n’est pas seulement philanthropique : on veut discipliner les jeunes car on craint les jeunes errants dans les villes. Les classes bourgeoises avaient peur des jeunes des classes populaires et ouvrières, qu’ils se rebellent et renversent le capitalisme. En effet, au XIXème siècle, on observe une forte préoccupation publique pour la délinquance juvénile en lien avec la révolution industrielle. Cette préoccupation se manifeste notamment à travers diverses considérations morales et hygiénistes à l’égard des classes populaires, sous-tendues par la peur de la « contagion » de ces comportements marginaux à l’ensemble de la population. Ainsi, derrière des idées d’apparence altruistes se cache une volonté de mieux contrôler et corriger les jeunes délinquants afin d’améliorer l’ordre public. 3) Raisons scientifiques : Logique médicalisante. Cause et traitement. émergence de la médecine, de la psychologie, de la criminologie et de la sociologie, qui proposent toutes des théories étiologiques relatives aux comportements des jeunes délinquants sous des angles différents. La sociologie des enfants va quant à elle considérer qu’il n’y a pas une mais des pratiques juvéniles, qu’il n’y a pas un enfant mais bien des enfants, qui sont différents (selon de leur milieu socio-économique par exemple). La sociologie va ainsi s’attacher à étudier la socialisation, par exemple genrée, et montrer que l’on inculque des valeurs différentes à des enfants différents. Les données scientifiques sont qualitatives (échantillon représentatif, enquêtes de victimation, enquête de crimes auto-révélés) et quantitative (données compréhensives, étude etho-graphique, culture : récits de vie,...) La production savante de la psychologie qui va beaucoup influencer le travail social est le concept de « crise d’adolescence ». Production d'une socialisation différenciée : différence de traitement et de pratiques entre les genres Construction sociale Ce qui définit les enfants sont également un ensemble de pratiques : "adulte miniature du Moyen âge" justice rendue de la même manière pour les adultes que les enfants - travail - enfant socialisé au sein de la communauté et non confiné dans la famille. (enfant = avant 7 ans, dépendant de la famille, après 7 ans = indépendant) - Au Moyen Âge, considération de l'enfant car mortalité élevée. - À la Renaissance, idée de la famille nucléaire (= père, mère, enfant), "mignotage" - 17e et 19e siècle : politique éducative = le bon chrétien bien éduqué. Le "souci moral". L'état et l'église oeuvrent pour encardrer et moraliser la jeunesse. ____ D’une socialisation communautaire à un confinement dans la famille et dans l’école. Modèle de famille nucléaire fermé > enfant devient objet des attentions, est protégé > enfermement dans la famille = confinement > surprotection > retarde le passage à l'âge adulte L' objectif : volonté de la famille d'éduquer ls enfants pour qu'ils réussissent socialement. ____ Selon Durkheim, la société et ses institutions s’imposent à nous et tout leur contenu social s’imprime sur nous. Ainsi, nos pratiques sont le produit de notre milieu social (par exemple nous avons un habitus, c’est-à-dire une manière d'être, une allure générale, une disposition d'esprit propre à notre milieu social selon Bourdieu)

Phénomène d'instruction de masse : processus de scolarisation obligatoire et gratuite = enjeu politique et idéologique = école.

L’enseignement de masse obligatoire est censé préparer, conditionner les enfants pour les exigences futures du travail. L'école transmet certains codes en adéquation avec les valeurs du système scolaire et sociétal, et les étudiants sont évalués par des standards de base des classes dominantes. Il y a une responsabilité étatique liée aux politiques publiques, une volonté de "prévenir" la délinquance. Plus l'école produit de l'échec, induit des inégalités sociales et provoque de l'exclusion, plus elle augmente le risque de certains jeunes de basculer dans une trajectoire déviante. Obligation d'aller à l'école = crée une norme qui crée une déviance en contre-poids. Le côté optimiste de l’école marche également, mais un peu moins bien : l’école est gratuite et sert donc à démocratiser la société. Cette démocratisation de la société par l’école vient de la Révolution Française et est fondée sur un postulat implicite selon lequel qu’en rendant les individus plus instruits on les rend meilleurs et a pour but de supprimer les inégalités entre les classes. ! Ecole émancipatrice vs lieu d'enfermement et de reproduction les inégalités sociales de l'ordre établi. Reproduit l'ordre social, écarts entre "bons" élèves et "mauvais élèves". - Soumission de tous les enfants d'une même classe d'âge à une même obligation = norme d'intégration sociale. - Intrusion de l'Etat dans la famille Ségragation et apartheid scolaire : Les écoles concentrent certains types de jeunes issus d'une certaine classe socio-économique et ne permet pas la diversité. La mixité sociale et l'égalité des chances sont limitées et les difficultés se concentrent sur les mêmes élèves qui sont regroupés entre eux dans un certain type d'école. Les enfants de familles précaires ne sont pas mélangés avec d'autres enfants de classes sociales, la mixité sociale n'est pas encouragée. Certains enfants ne sont également pas encouragés à réussir car on leur faire croire que l'école n'est pas faite pour eux. L'école qui est rendue obligatoire rassemble les enfants d'un même âge dans un établissement et ceux qui ne réussissent pas se sentent exclus du système dès leur plus jeune âge. Il finit par croire que les notes obtenues n'ont pas de sens pour lui et ne correspond pas à sa valeur. Il risque la stigmatisation par ses résultats scolaires et est évalué par les standards de la classe moyenne dominante. L'école devient pour lui une souffrance et une source de dévalorisation qui reproduit les inégalités sociales. C'est à l'école que l'inscription sociale se marque fort et pour beaucoup, de manière définitive. C’est à l’école que se joue le destin personnel de beaucoup de jeunes qui en prennent progressivement conscience Le phénomène du décrochage scolaire engendre une difficulté à trouver du travail car le marché de l'emploi ne favorise pas l'embauche sans qualification, ni diplôme. La marginalisation scolaire est un facteur important dans l'adhésion des pôles déviants. Les jeunes qui ne s'accomplissent pas dans le système scolaire tentent alors de s'accomplir ailleurs (besoin de reconnaissance, de valorisation) Interactions des facteurs d'un pôle déviant : "De mauvais résultats peuvent influencer le climat familial qui peut influencer les résultats scolaire" Les familles précaires peuvent beaucoup miser sur l'école pour que leur enfant réussisse et l'échec scolaire peut être signe de genre déception. Cette pression peut se ressentir sur les jeunes qui vont régir par plusieurs moyens.

La culture de la rue

Les groupes de pairs représentent la troisième sphère de socialisation. Les intérêts d'un jeune se fonde sur des rapports d'inter-influence entre ces groupes sociaux, sur des modèles dits "attirants". La sociocratie qui est la pression du groupe à la conformité ("être comme eux") se manifeste dans cette sphère et le temps passé dans l'entre-soi générationnel est plus long ce qui ancre des fondements dans l'esprit et la vie du jeune. La culture de la rue possède ses propres voies de valorisation, de normes. La culture de rue renvoie à une caractéristique ancienne des quartiers populaires dans les villes industrielles liées aux valeurs de virilité de la classe ouvrière. (Honneur, reconnaissance, patriotisme, adhésion au quartier, fierté) La culture de la rue est basée sur la réputation. Cette culture permet à certains jeunes à retrouver une estime de soi à travers leur image, et de se forger une identité dans la société. Une dynamique des sphères de socialisation peut concourir à l'ancrage dans une carrière déviante. Conversion identitaire : processus psychosocial de rationalisation de l'opposition à un modèle de conformité jugé inaccessible et dévalorisé. Rejet le modèle de conformité et invention de contre-modèles dans le but d'une revalorisation identitaire. Notion de distinction (P. Bourdieu) : position sociale dans un classement. Se distinguer des autres classes, montrer son appartenance à un groupe social. Différences de capital : économique et culturel. Principes d'un groupe social et habitus. "Les individus de classes moins favorisées tentent toujours d’imiter les pratiques des classes supérieures, tandis que ces dernières tentent de toujours maintenir un écart entre leur classe et les autres." = système d'imitation et de distinction. Tentatives des classes dominées de grimper vers les standards des dominants Culture de classe et culture jeune : Distinction de certaines familles bourgeoises en inscrivant les jeunes dans des filières qui comprend des élèves de même classe sociales qu'eux... Inégalités entre les classes sociales et les valeurs des institutions : violence symbolique Bourdieu considérait l’école comme un moyen de perpétuer l’ordre social dans la mesure où le capital culturel de l’enfant, qui dépend du milieu social dont il est issu, influence sa réussite à l’école, et que le capital culturel des classes dominantes est compatible avec les valeurs prônées par l’institution scolaire, ce qui handicape les personnes issues de classes populaires. La jeunesse = progrès vs menace à l'ordre ! Mai 1968 : protestation des problèmes institutionnels établis. Modernité et enfermement généralisé (M. Foucault) L'école : Traitement différencié enfant et adulte + Apprentissage dans un milieu collectif, socialisation (intériorisation des normes, et cohésion sociale) + Apprentissage à la maison (=milieu social et familial) influence la réussite à l'école = risque d'inégalités sociales, !! l'explication individuelle ne doit être envisagée qu'en dernier recours Processus de scolarisation : De l’enfance laborieuse à la jeunesse studieuse : Société industrielle, travail des enfants, conditions et droits > décret 1813 napoléonien 10 ans travail légal. Législations vont limiter le travail des enfants et réglementer l'âge d'accès au travail te la durée du temps de travail. Création d'une classe d'âge spécifique > enfant différenciés des adultes, ce qui extrait l'enfant du travail de la production industrielle + enfants vont à l'école = scolarisation obligatoire = NORME d'assuidité scolaire (et donc déviance = décrochage scolaire, absentéisme) Certaines personnes, notamment les paysans, ne sont pas très favorables à cette obligation scolaire car elle engendre pour eux une perte de revenus (les enfants travaillaient dans la ferme). Vacances scolaires : juillet et août, pour que les enfants de paysans puissent aider leurs parents, et vont en contre-parti exiger que les enfants ne soient pas absents plus d’un certain nombre de demi-journées. Epoque contemporaine : Aujourd'hui, jeunesse studieuse comme modèle dominant. Diplôme comme qualification /// vs /// marginaux / vagabond / figure anti-sociale ______ Encadrement moral de la jeunesse et dispositifs : engagement, pour limiter l'errance. (ex : service militaire, but instrumental et stratégique), éviter les conséquences néfastes dans la société. Trois figures négatives de la jeunesse étudiées de la jeunesse contemporaine : le matérialisme (jeune cynique et égoïste), l'insubordination (jeune révolté, impoli), l'oisiveté (jeune fainéant) La société bourgeoise a peur du désordre, du danger et de l'immoralité. Mise en place de structures d'encadrement : institutions visant à la discipline. Valeurs : solidarité et collectivité. 1945 : état social individualiste, pour contrer : mécanisme d'intégration de la jeunesse dans des grands projets collectifs. Car les pères sont absents, conséquence de la guerre. Crise sur le rôle des jeunes sans repères. La fin du XXème siècle est marquée par une crise économique durable dans toute l’Europe. Les jeunes se retrouvent alors désencadrés par l’une des plus grandes institutions de socialisation, à savoir le travail. Ces jeunes ne sont plus affiliés à un collectif de travail. Il n’y a pas de travail pour les jeunes de classe ouvrière dans ce contexte de chômage de masse. Les jeunes vont alors se retrouver dans un système de formation, d’enseignement, en attente dans les écoles, et y rester pour beaucoup jusque le milieu de la vingtaine. On oblige les jeunes à rester dans cette institution qui n’a parfois pas beaucoup de sens pour eux pour jouer sur les chiffres du chômage et pour occuper les jeunes afin qu’ils ne trainent pas dans la rue. Ainsi, à la fin du XXème siècle naît une vieille peur du monde adulte accentuée par le vieillissement de la population : la peur que la jeunesse inoccupée et violente s’attaque à des adultes fragilisés. Il y a, à cette époque, un déplacement du point d’équilibre des sociétés vers les personnes âgées : l’état social sécurise les fins de carrières (retraite). Dès lors, les personnes âgées coûtent énormément à l’état social. Mais l’Etat n’a pas sécurisé l’entrée des jeunes dans le monde du travail (ils sont peu aidés financièrement après l’école, restent en attente, ce qui les empêche d’être autonome). L’Etat promet aux jeunes que s’ils respectent bien l’obligation scolaire, s’ils se tiennent à carreaux, ils auront un diplôme et un travail. Mais beaucoup de jeunes sentent qu’il y a une arnaque dans cette promesse, et n’attribuent donc plus beaucoup de sens à l’école. Beaucoup se disent que c’est le moment ou jamais pour s’amuser, ils voient que leurs grands frères ne réussissent pas à trouver du travail malgré leur diplôme, que la promesse de l’Etat n’est pas tenue, qu’ils n’auront pas de moment de gloire, qu’ils ne sont pas reconnus socialement, et donc que leur moment de gloire à eux, c’est maintenant. Certains jeunes trouvent ainsi d’autres voies de valorisation, qui ne sont pas l’école, dans la rue par exemple.
LES AFFRONTEMENTS ENTRE BANDES: VIRILITÉ, HONNEUR ET RÉPUTATION (2009) Mots-clés : Bandes – Honneur – Réputation – Affrontements – Collectifs. Guerres vicinales, conflictualité, urbaine, inscrite dans la vie locale Intense quête de reconnaissance Affrontements entre groupes juvéniles de différents quartiers inquiètent l’opinion et les politiques, mise en place d’un « fichier des bandes » Témoignent du dynamisme et de la détermination des engagements juvéniles dans ces violences en groupe. significations et finalités violence utilitaire et acquisitive + La mise « sous pression » d’individus ou d’institutions dans le but de jouir d’un pouvoir sur un espace donné, relève d’un autre processus, nous les appelons violences hégémoniques. + Les violences émeutières s’inscrivent quant à elles, dans une dynamique de révolte, une logique protestataire et réactive. + violences tournées contre des groupes, perçus comme dominants et hostiles et définis par leur altérité sociale, religieuse et/ou ethnoraciale + violences qui s’inscrivent dans les logiques d’honneur et de reconnaissance, ce que nous appelons les embrouilles de cité : nous faisons référence aux menaces, intimidations et au échanges de violence, alimentant une conflictualité permanente entre individus et groupes de jeunes, affiliés à différents réseaux et territoires de sociabilité. + violences urbaines désigne des conduites variées, dont le degré de gravité est indexé aux menaces qu’elles font peser sur les institutions publiques. (ex : rixe : Querelle violente accompagnée de coups, dans un lieu public) notion de « territoire » rivalités honorifiques et rivalités économiques du aux contraintes sociales, politiques et géographiques. Depuis la révolution des Trente Glorieuses, il y a une transformation des registres de délinquance juvéniles largement dominé par l'appropriation illégale de biens matériels par la crise du à la croissance des classes populaires , la pauvreté, la précarisation du salariat jusqu'en 1980-1990 où la désindustrialisation de la société a touché les populations immigrées, et ouvriers moins qualifiés. C'est dans ces nouvelles figures que les compétitions honorifiques se sont développées. Les laissés-pour-compte de l'école et du salariat fournissent l'essentiel des effectifs de ces conflits de bandes. Ces affrontements sont enracinés dans l'histoire et le fonctionnement des territoires. Les jeunes sont porteurs d'une mémoire collective partagée, transmise et régulièrement actualisée. Implique la "communauté locale", sociabilités publiques Les conflits sont liés au développement de la société et à la gentrification de la ville, du territoire dans lequel ils ont lieu. 1997 : "La casquette volée" Conflits graves (coups de couteau, et de feu) dans les écoles en France 1999 : Association locale et collectif de parents s'engagent pour une association commune contre les violences
ZUS : Zone Urbaine Sensible des Hautes-Noues (LHN) BLB : cité du Bois l'abbé DCRG : 1991 : Direction Centrale des Renseignements Généraux DCSP : 1999 : Direction Centrale de la Sécurité Publique SAIVU : 2002 : Système d’analyse informatique des violences urbaines INVU : 2005 : Indicateur National des Violences Urbaines OPAC : Offres publiques d'aménagements et de constructions
Autonomie hors du système de régularisations pénales des "embrouilles" Persistance d’une conflictualité vicinale (relatif au voisinage ) et vindicative (relatif a la vengeance) s’appuyant sur des valeurs telles que l’honneur, la réputation et la virilité. Ces valeurs dominantes par le passé, avaient des fonctions communautaires de régulation, elles sont aujourd’hui illégitimes et jugées anachroniques. Réponse de l'état : contrôles localisés Peu de plaintes car les belligérants règlent leurs comptes eux-mêmes, les plaintes sont en cas de débordement de troubles publics ou blessures occasionnées perçues comme un phénomène diffus et périphérique Conduites qui dépendent grandement de la conjoncture : situation qui résulte d'une rencontre de circonstances Alliances et rivalités de quartiers Effectifs de bandes qui autorisent la gestion de plusieurs fronts en même temps : rapport de domination Volonté de redéfinir les équilibres locaux Accalmie (=pause dans un conflit) ponctuelle Questionner la territorialisation des affrontements et des délinquances : Pourquoi y a-t-il des endroits et des périodes plus mouvementées que d'autres ? Ruptures en matière de transgression (registres des délits, nombres d'engagés, niveau de gravité et de fréquence) intelligible qu'à travers une analyse contextualisée 1. "Histori-cité" : la rue dérégulée. Mutations importantes dans la sphère des sociabilités juvéniles et dans l'évolution des délinquances entre 1994 et 1999. Ces mutations ont reconfiguré les cadres normatifs des espaces informels de la rue.
+ La « casquette volée » est un événement significatif dont la symbolique n’est pas négligeable. L’action d’humilier par la dépossession, est une atteinte claire et consciente à l’honneur de la victime, mais aussi à ses pairs, lorsque son lieu de résidence est bien connu des agresseurs. Rupture des modes de régulation intergénérationnelle des comportements juvéniles dans la cité Trafic de guedro, balance qui poucave la mif de l'autre = crée des tensions = conflits Groupes qui se créent autour de ce conflit Famille = dimension raciale et identité = clans = Honneur (image et statut = respect) Conflits qui se déclenchent dans la rue pour "pourrir" l'ambiance ; fait fuir les "non alignés" (= individus externes au conflits mais liés aux relations) Présence significative féminine Arrestations qui libère l'espace du marché des stups -> Autres jeunes qui assurent le trafic Pression, clivage local Affaire judiciaire de viol collectif en 1997 et 12 incarcérations = dérégulation accentuée
2. Paupérisation et mouvements démographiques ... crise économique, chômage Exode rural et nouvelle population de cité
"Les embrouilles", état d'esprit La participation aux embrouilles traduit des attentes de gratification, une volonté de compenser des échecs, elle reflète l’intériorisation de normes agonistiques et d’un devoir de solidarité
Honneur, dépassement de soi principe intériorisé quêtes de statut et de dignité Honneur-image et honneur-statut: respectabilité l’honneur est une dimension normative centrale dans l’histoire de la classe ouvrière, ainsi que dans les sociétés Même si les jeunes n’adhèrent pas à la même vision de l’honneur que leurs parents, cette dernière est un référent normatif qu’ils s’approprient et qui appuie leur quête permanente de respectabilité - type de surenchère possède un terme largement utilisé par les jeunes concernés: le truc de ouf (truc de fou). Mais le ouf d’aujourd’hui n’est pas forcément déviant, ni forcément membre d’une bande. Le ouf est l’auteur du dépassement, le leader en cas de tensions. Il permet au groupe d’aller plus loin, de dépasser le statu quo. La réputation est un objectif social et symbolique qui vise à multiplier les opinions favorables et à produire de la notoriété La recherche de réputation est une quête de statut social traduisant des attentes de reconnaissance au cœur de nos sociétés. il existe différents registres de performances : Bagarre, sport, scolarité, séduction, «bizness», «intelligence», apparence vestimentaire… la liste n’est pas exhaustive, mais elle suggère de ne pas considérer l’aisance dans l’affrontement comme le seul créneau de gratification. Il existe plusieurs manières de faire parler de soi. Voies d'accomplissement - Reussite et prestige - Mécanisme concurrentiel - Terrain d'affirmation privilégiée - Dépassement sans modération - Excès - Problématique de l'excellence dans une société élitiste - Transgression des normes - Dimension collective - Alternatives aux contre-performances sociales - Estime de soi - Signification Les actes ne se valent que par ceux qui les reconnaissent. Faire l'expérience de don existence Répondre aux offenses. L’honneur et la quête de réputation rendent ainsi intelligibles les motivations des participants aux affrontements. La proximité géographique et le rapport au territoire sont donc un enjeu crucial. L’enracinement résidentiel n’est donc pas le critère ultime de définition des bandes. - Bandes de quartiers - Bandes mixtes - sorts d'appartenance (classe sociale, idéologie, histoire, origine...) Principes unitaires
Représentativité de ces différentes formes de bandes sur le territoire national. La surexposition médiatique et la réactivité des pouvoirs publics concernant les affrontements. Rapports de presse locale Le poids des bandes de quartier ait considérablement crû ces trente dernières années sous la pression de la dégradation sociale. Cette précarisation des conditions de vie s’est par ailleurs accompagnée d’un renforcement de la ségrégation urbaine et scolaire (Felouzis, Liot, Perroton, 2005; Maurin, 2004; Van Zanten,2001)qui a accentué la tendance au repli des bandes sur leur quartier. Développement depuis environ quinze ans de la prévention situationnelle, marquée par le renforcement de la surveillance humaine (moyens policiers, dispositifs de sécurité privée) et technologique (vidéosurveillance) dans les centres urbains très fréquentés, a eu des effets sur les conditions de mobilité des bandes de jeunes. Les nouvelles contraintes appellent de nouvelles méthodes : descentes lors de rassemblements festifs, présence ponctuelle,... Jeunesse pistée Rapport au territoire, approche normative, attachement à un espace central au nom d'expériences individuelles et collectives positives Territoire identitaire avec ses codes , ses langages, ses solidarités, son histoire et sa pluralité culturelle Attachement et appartenance à une communauté locale Estime de soi Affrontements, démarrer un contentieux Naissent de contacts directs, fréquence des rencontres - L'espace local et régional des réputations Pour que des gratifications aient du sens et qu’elles stimulent, cela suppose l’existence d’un accord collectif sur la valeur des actes, sur les modalités de hiérarchisation des conduites, ainsi qu’un système de circulation et de validation des informations. La description des modes de communication et d’évaluation est centrale Les enquêtés font référence à cet espace des réputations pour s’autoévaluer au moyen d’un jeu permanent de comparaisons. Son autonomie relative le rend opérant même en période d’amélioration sociale. Son informalité, sa fluidité et sa fragmentation en multiples réseaux réduisent l’éventualité d’un contrôle. Si les bandes recyclent les désillusions scolaires et économiques, cet espace des réputations offre un cadre informel stimulant flux - interconnaissance - "faire parler de soi" - Aménagement du territoire Les noeuds de circulation sont des espaces fréquents de tensions La distribution géographique des centres commerciaux et l’origine spatiale des jeunes qui les fréquentent permettent également de saisir l’effet concret de ces contraintes. Ce sont des lieux animés, généralement peu éloignés des zones résidentielles, qui offrent tous les objets de loisirs et de consommation. La fréquentation des centres commerciaux dépend de l’état des relations entre les cités situées à proximité. La coexistence pacifique n’existe pas (ou rarement): soit il existe une sorte de diplomatie informelle qui relève de l’alliance des forces ou d’échanges économiques, soit le terrain est abandonné au profit d’un clan, soit l’état de tension y est permanent.
Les maisons d’arrêt ont de ce point de vue une place particulière : lieu de construction et de validation par excellence des réputations, les prisons sont aussi un lieu privilégié de structuration d’une «élite déviante». En effet, les actions criminelles et les «gros coups » sont des conduites typiques permettant d’acquérir ses « lettres de noblesse » et de postuler à la promotion cooptée dans la division supérieure.
-Lieux sensibles Stratégies de contournement, territoires ennemis Lieux interdits et autorisés, hostiles ou sécurisants Cité adverse, conflits, potentiel de mobilisation, L'intrusion comme transgression insupportable : un manque de respect. "Ouais, c’est plus grave, c’est un manque de respect, ça c’est très très grave ! Franchement c’est très grave, n’importe qui te le dira, c’est très grave là, c’est déconné, c’est très très grave ! C’est vrai en plus, quelqu’un qui veut t’embrouiller en dehors, en dehors de ta cité tu vois, tu vas avoir la haine contre lui, tu vas le frapper, tu vas taper le type, mais ça serait pas aussi grave que s’il venait jusqu’à ta cité pour t’embrouiller. C’est très grave, c’est comme si t’es chez toi dans ta maison, le mec il sonne à ta porte, qui vient… il veut se battre avec toi, tu dis mais il se fout de moi, il se fout de moi lui, il vient me chercher devant ma porte, mais il m’a pris vraiment pour sa… pour quelqu’un qui n’a rien à voir quoi, il m’a pris pour une pute " Les métaphores utilisées sont signifiantes. Venir jusqu’à la maison signifie marquer le mépris et l’humiliation que l’on veut faire subir. C’est violer l’intime. La métaphore sexuelle est ici parlante pour ce qui est considéré comme une violation de l’honneur, un viol du territoire. - Réputation.com Le développement d’Internet n’a pas bouleversé l’organisation normative des affrontements entre bandes, il a par contre offert de nouvelles modalités de communication. Tout d’abord en créant de nouveaux espaces d’échange, de confrontation et d’élaboration des réputations. Ensuite, en accroissant considérablement la visibilité des belligérants, enfin, en permettant une scénarisation collective et contrôlée des images du « nous ». - Les "coups de pouce" de la presse... La presse occupe une place particulière dans ces compétitions honorifiques Les médias sont décris comme une fenêtre sur le monde. Le problème est que certaines personnes pensent que les médias sont un miroir sur la vraie vie, alors qu’ils véhiculent une image totalement déformée de la criminalité. Au plus les médias cultivent la peur du crime, au plus ils favorisent un populisme pénal, c’est-à-dire une culture régalienne, en faveur d’une police, de solutions carcérales, d’un durcissement de la réponse pénale, qui favorise l’autoritarisme et l’intolérance face aux minorités. Les positions de prestige et les représentations s’appuient sur des mises en images sensationnalistes des banlieues et les récits de la presse écrite. Les médias locaux et nationaux sont des relais efficaces et prisés par les prétendants aux meilleures réputations. Un reportage en prime-time à la télévision est synonyme d’entrée dans la « cour des grands » (là c’est jackpot) - Acteurs, mobilisation et solidarité Protection "communautaire" Appartenance résidentielle - "Faire genre", les "embrouilles" au féminin ? Bandes de filles, sections féminines de gangs de grandes tailles Déviances féminines et publications académiques Même les plus cailleras des meufs, elles vont pas avec les gars quand ça s’tape (lors des violences). Mais t’inquiète qu’elles se rattrapent avec leur langue après. Elles veu lent tout savoir, elles comptent les points en quelque sorte. Moi, j’étais comme ça, j’vais passer pas pour une sainte, je cherchais à tout savoir, tous les détails, ceux qui ont flippé, ceux qui passaient pour des bonhommes, j’peux t’dire qu’avec nous, valait mieux pas passer pour une baltringue (un peureux) (Julie) Echanges d'informations, participations informelles coopération avec des groupes Activisme féminin efficace - Cibles idéales et victimes réelles Investissement dans les affrontement, exposition à des violences graves Statut recherché "tête d'affiche" comme un objectif prioritaire et donc une cible Différents et conflits de gangs de territoires Institutions, écoles et accords entre certains collèges de départements : principe d'échange entre élèves exclus. - Conclusion Tensions et rapports calmés, effectif réduit Offre éducative et associative Peur de la mort sociale synonyme d'invisibilité Cette histoire territorialisée vient souvent combler un double vide : une distance avec l’histoire familiale et avec les mythes nationaux. La réussite en "embrouille", permet de développer un accès au pouvoir, à la popularité et à se conformer aux injonctions sociales formelles de la société par d'autres moyens, autrement dit, de par la réputation, d'offrir un espace alternatif de légitimité. Attachement singulier aux valeurs logiques de l'honneur. Si de nombreux discours tendent à racialiser ces conduites viriles en raison de la participation des jeunes issus de l’immigration, signalons que l’usage belliqueux de la force physique s’inscrit dans une longue tradition nationale. La culture virile de l’ouvrier et la culture de l’honneur provenant des pays du sud de l’Europe et d’Afrique n’ont pu que se renforcer mutuellement, mais pour quels débouchés ? Jusqu’au milieu des années 970, cette fougueuse virilité pouvait se recycler « naturellement » dans la culture d’atelier (Mauger, 998). Le chômage, la déstructuration de l’industrie usinière et la raréfaction des emplois manuels non qualifiés ont considérable ment changé la donne. Le déroulement de ces « embrouilles » est sensible au changement social. La force physique et la dureté des rapports sociaux s’expriment avec davantage de vigueur là où l’intégration sociale est durablement fragilisée.
Texte de M. Mohamed, CESDIP
Justice protectionnelle : (19 - 20e siècle), institution spécialisée devient un objet identifié et surtout un problème public. Défense sociale par la prévention et répression. Traiter les jeunes par des méthodes scientifiques (logique médicalisante) - enfance malheureuse : moralement abandonnés, martyrs, victimes, en danger, maltraités - enfance dangereuse : incorrigible, multirécidivistes, contagion criminelle et culture criminelle Prise en charge par l'Etat, système opérationnel Tribunal de la jeunesse, juge des enfants, prisons pour mineurs, institutions spécialisés, professionels de l'éducation 6 caractéristiques : 1) juge spécialisé, accompagnement jusque 21 ans 2) pas de peines, mais mesures indéterminées qui varient en fonction de l'intérêt du mineur 3) le système vise une prise en charge + humaine et + efficace 4) le mineur : être vulnérable, victime du problème qu'il a connu durant sa socialisation. Responsabilité de l'état et de la famille 5) Approche compréhensive par une logique médicalisante : diagnostic, traitement et réinsertion 6) Eviter l'intervention judiciaire car stigmatisante (+ Théorie de l'étiquetage, de H. Becker) __________ Le tournant punitif : phénomène des années 1980, il y a une tendance internationale au durcissement de la réaction sociale à l’égard des pratiques délinquantes des mineurs par l'émergence des politiques néolibérales et de la crise pétrolière. Les regards des adultes sur les jeunes changent pour devenir + méfiants. La jeunesse n’est plus perçue comme étant la force du progrès mais comme dangereuse. Dans la plupart des pays occidentaux, les systèmes de justice des mineurs sont poussés par des acteurs politiques à un durcissement répressif, renforcement de l'intervention judiciaire. = augmentation des solutions d'enfermement Dans la presse : les faits divers alertent d'une délinquance, stratégie des partis politiques. = discours qui contribuent à un durcissement du système. Etat social > Etat social ACTIF et rationnalité de l'acte (capacité de réflexion) A l’inverse des discours de 1965, où l’on affirmait que la société était responsable des déviances des jeunes, dans les discours néo-libéraux dans années 80, les jeunes sont considérés comme des êtres responsables de leurs actes qu’il faut donc sanctionner. "Si tu veux, tu peux" = mais conditions et buts culturels différents + inégalités sociales et le tournant punitif sanctionne par la logique de l'acteur rationnel. Développement d'un système hybride : justice pénale, protectionnelle et réparatrice. punition, guérison, réparation.
+ Les données administratives (polices, tribunaux, administrations) : Condamnation formelle : comportement défini comme délinquant. Pas de condamnation, ni de réaction sociale : chiffre noir = comportement non enregistré dans les statistiques = écart entre la réalité et ce qui est déclaré. Si on veut mesurer la criminalité, on ne peut se fier aux statistiques administratives car ces dernières ne démontrent que l'activité répressive. Certains délits ne sont jamais rapportés, et donc pas poursuivis. Certaines plaintes ne font pas l'objet d'une enquête et donc classée sans suite. Certaines infractions sont réglées de façon informelle. Les infractions fiables aux données administratives sont les cas de vols et cambriolages parce que les victimes ont besoin d'un procès-verbal (PV) pour faire valoir leur assurance. Par ailleurs, on a parfois l’impression que certains délits augmentent, alors qu’en réalité c’est le report de ces délits qui augmente. Il y a des types de délinquances qui intéresse + les autorités publiques à un certain moment que d'autres, ce qui influence les statistiques.
La mesure de la délinquance à partir de données administratives se heurtent à 4 obstacles : 1) la réaction de la victime et sa volonté à porter plainte, 2) la réaction de la collectivité, 3) l'activité de la police (mécanisme de filtrage, objectifs de la police et proactivité), 4) délits et infractions qui intéressent les autorités publiques (selon l'époque et les tendances)
________ + Les données scientifiques quantitatives (sondages alternatifs, self-report / délit auto-raporté, enquêtes de victimation) et qualitatives (entretiens, ethnographies, études de traces écrites) Ces études confirment l'existence du chiffre noir. De plus, toutes les degrés de la délinquance sont mélangés (d'un consommateur de drogue à un terroriste), ce système de mesure ne représente pas la réelle criminalité ni ses niveaux de gravité différents. La mesure de criminalité est un prétexte pour le discours politique de renforcer la répression ou les moyens préventifs, tels que la surveillance ou le financement de la police.
5 caractéristiques majeures : 1) La délinquance est normale 2) Les pratiques déviantes sont spécifiques (propres aux jeunesses de leur temps, dépend de l'espace de vie des jeunes, des circonstances de vie, de la socialisation genrée, etc...) 3) La délinquance symptôme est liée à des dysfonctionnements neuropsychologiques 4) Délinquance passagère vs 5) systématisée dite "persistante" ou délinquance d'exclusion (s'adonnent à des pratiques transgressives régulières)

Délinquance systémique :

Ce n'est pas l'appartenance ethnique qui pousse à la délinquance mais l'environnement social. Focalisation de la police et contrôles dans les quartiers populaires de jeunes issus d'immigration, car résistance aux normes sociétales. Processus d'adhésion à un rôle déviant : - sphère de socialisation primaire (famille) et secondaire (école et groupes de pairs) - réaction à la réaction sociale : facteurs de nature psychosociologique, liés à la réaction à l'étiquette qu'on leur colle et à l'intervention des institutions qui les stigmatisent ! les individus ne sont pas complètement déterminés, ils sont aussi acteurs de leurs actions qui provoquent des déterminants. (Si on était tous entièrement déterminés, toutes les personnes des quartiers populaires stigmatisés délinqueraient, or ce n’est pas le cas) > Nous sommes tous.tes des équations sociopersonnelles différentes et il existe plusieurs formes d'adaptation de l'individu. Les conditions d'existences précaires et perspectives d'avenir peu favorables sont sujet d'une vulnérabilité sociétale. Des jeunes sont contraints de rester dans des situations sociales délinquantes dû aux circonstances de leurs vies et construisent leur identité autour d'un rôle en acceptant une trajectoire délinquante qui évolue avec eux.
Déterminisme vs Libre arbitre : Nous ne sommes jamais complètement déterminés ni complètement libres + Acteur rationnel (capacité de réflechir, de peser le pour et le contre d'une action : on considère que l'être humain est capable d'évaluer le poids de ses actes = conscience) • La théorie des liens sociaux (Hirschi, 1969): considère l'intégration sociale, au plus un individu est intégré socialement, au moins il émet de comportement transgressif car plus nos liens sociaux sont importants et solides, moins l'individu aura tendance à dévier. • La théorie de la désorganisation sociale, Shaw à McKay (1942) : Remise en question du système sociétal, perte de confiance dans les institutions qui provoque le déclin des valeurs sociétales et la remise en question de celles-ci. Des groupes sociaux se rejoignent suite à ce phénomène et partagent des valeurs communes et des réflexions collectives politique, une cohésion sociétale est renforcée par ces milieux sociaux et la communauté. • La théorie des sous-culture, Albert Cohen, 1952 : L'adhésion à une sous-culture déviante admet des jeunes à la reconstruction de norme fondées sur leurs propres valeurs qui peuvent être opposé à la conformité sociétale et à la culture dominante. • La théorie de la tension, Robert K. Merton, 1938. Au sein d’une société donnée, il y a des buts culturels à atteindre. Il existe des moyens légitimes d’atteindre ces buts, mais qui ne sont pas répartis équitablement au sein de la population. Dès lors, certains membres acceptent les buts que leur société leur assigne (car il est également possible de ne pas les accepter), mais ne dispose pas des moyens légitimes de les atteindre. En conséquence, ils innovent et trouvent de nouveaux moyens d’atteindre ces buts culturels (par exemple de manière illégale, ce qui fait d’eux des délinquants). • La théorie de la stigmatisation (E. Goffman, 1975) et de la stigmatisation (H. Becker, 1963) : la délinquance liée à la réaction sociale de l'étiquette qu'on lui colle et l'acceptation de cette dernière par l'individu stigmatisé. Les personnes qui subissent une forte stigmatisation on tendance à se rassembler. "on traite par la police et le pénal ce qu’on pourrait/devrait traiter par le social.", Philippe Mary et le mécanisme de pénalisation du social.

Baisse de la délinquance

Crime drop : à partir des années 1990 : décroissance des crimes, chute de la délinquance qui concerne tous les types de comportements. Faits qualifiés d'infraction sont en baisse, mais qu'au contraire, les faits des situations de mineurs en danger augmentent. Hypothèse de la démographie : population vieillissante, baisse de la délinquance. Hypothèse de l'acteur rationnel : phénomène de la sécurisation et de la surveillance des biens qui réduit le nombre d'opportunité de commission d'un crime et augmente la perception du risque encouru. Techniques et matériel de délinquance moins en moins à la portée des individus délinquants. Le "target hardening " : cible de plus en plus difficile ) atteindre. Moins de rentabilité, diminution de l'intérêt. Provoque un déplacement de la délinquance. ____ L'espace d'internet et les réseaux : Modalités de communication, images de soi et raport à l'identité Peur de la mort sociale = invisibilité La culture juvénile actuelle est extrêmement liée à la culture numérique. Phénomène des "digital native" : jeune né avec une position technophile et les idéologies de la communication Hypothèse de la culture online : Les jeunes passent moins de temps à l'extérieur et naviguent sur les réseaux sociaux chez eux, et cela à un effet sur l'occupation de l'espace public, la socialisation et les rapports aux autres. = déplacement de la délinquance sur le cyberespace. Moins repérable, moins repérés. A côté de cela, il y a bien évidemment toute une série de critiques, de préoccupations de la part des adultes et des entrepreneurs de moral vis-à-vis de cette nouvelle culture jeune qui apparaît inquiétante. La technologie, internet et les réseaux sociaux ont inquiété et inquiètent toujours certains adultes parce qu’ils auraient une influence néfaste et dangereuse sur les jeunes. Des critiques apparaissent toujours face aux innovations : on a critiqué la télévision, le cinéma à ses débuts, les comics ont été stigmatisés et censurés aux Etats-Unis, les SMS ont été fortement critiqués à une époque parce qu’on pensait que les jeunes ne sauraient plus écrire. Le jeune a besoin de s'affilier à un groupe de pair = éviter la mort sociale Cela correspond à un désir d'indépendance par rapport à leur famille, s'éloigner du contrôle de leur parents. Internet permet cette approche sociale et de satisfaire ce besoin de reconnaissance, d'autonomie, d'affiliation (appartenance à un groupe) et d'individualité. Internet peut servir d'exutoire émancipateur comme il peut avoir comme conséquence un enfermement des jeunes dans les mêmes bulles de socialisation (homogamie sociale), c'est-a-dire que les individus d'une certaine classe sociale restent entre eux. Les bulles de filtre créées par l'algorithme d'une application ont des conséquences d'isolement individuel en confrontant les utilisateurs à des contenus standardisés et adaptés à leurs intérêts reproduits en écho à ce qu'ils connaissent déjà et confirme leur opinions par des biais de confirmation ; cela limite le libre-arbitre et le choix d'explorer la diversité sur le web. Les réseaux sociaux contemporains sont des moteurs d'émotions bipolaire et exploitent des moyens qui affectent l'humeur et la façon d'être des jeunes. Phénomène des NEET : "Not in Education, Employment or Training"
Drari : personne du quartier qui a un certain type de langage et comportement rapport aux valeurs "les enfants" ou potes, solidarité, fraternité, être quelqu'un, le sang, un bon ami Mot péjoratif ? délinquance, qui fait des actes de jeunes, un gars du quartier, vie dans la rue, les bandes urbaines solidarité, sincérité quelqu'un qui veut s'assumer tout seul Ce mot peut indiquer une personne seule ou une bande Mélange culturel Style et apparence, mauvais garçon Business
Homogénéité et hétérogénéité La culture juvénile est homogène (se rapproche par le qualificatif de l'âge) et aussi hétérogène (se caractérise par des jeunesses distinctes et non un seule type de jeunesse) Les mécanismes de reproduction : notre milieu social va influencer notre vie sociale. La jeunesse n'a pas une unité = il s'agit de jeunesses qui se développent différemment selon les cultures de leur environnement. La jeunesse n'est pas un groupe social définit L'appartenance a une classe d'âge est éphèmere, la notion de jeunesse varie selon les époques et les sociétés. Les individus sont pluriels et hybrides, ils sont libres de faire des choix et d'avoir des identités plurielles. Les jeunesses sont les produits de la socialisation : les jeunesses sont des catégories de la population qui sont les fruits d'un processus de socialisation, influencés pas différentes sphères de socialisation (les pairs, l'école, les médias, la famille*, ses gouts, ses pratiques...) *la famille : socialisation primaire, les autres, socialisation secondaire. ^ transmet le capital culturel.
Les délinquances juvéniles dans le champ politique : Les autorités ont peur de la culture juvénile, de la délinquance et de la révolution (multiples exemples historiques : révolutions estudantines, Révolution française, mai 1968, révolution culturelle en Chine,...) La délinquance juvénile est alors désignée comme dangereuse et néfaste. D'où la politique criminelle mise en place, et des idéologies de "tolérance zero" = l'état va mettre en place des mesures pour limiter les crimes des jeunes. La délinquance juvénile dans le champ médiatiques : Les médias vont mettre à la une certains faits commis dans une société. Les diffusions d'informations à travers les médias sont comme des fenêtres sur le monde qui ne permet que d'apercevoir une partie de la réalité, de plus que la réalité véhiculée peut être déformée.

Les données administratives

Les comportements condamnées par le contrôle social formel encourent des sanctions pénales. La pénalité est une réaction sociale face au comportement délinquant. Les reports ont lieu à un procès verbal enregistré dans les données administratives de l'état qui contribue aux statistiques de l'activité de ceux qui tracent ces données. Il y a de nombreux cas où les reports n'ont pas lieu, ou le fait est classé sans suite, et donc non considéré par l'état. On appelle cela le chiffre noir de la criminalité. Les statistiques policières ne représentent pas la criminalité mais l'activité de ceux-ci. La politique criminelle mis en place vise un certain type de comportement délinquant et par conséquent, ces priorités font monter les chiffres des statistiques. Les données administratives peuvent enregistrer des enquêtes de victimation (permet de mesurer si certaines catégories sont victimes d'infractions), des rapports de délit inexistants (cause une surrévaluation)
Pratiques de délinquances juvéniles : expériences partagées en groupe. - consommation (comme "auto-médication", possible), vol, cyber-harcelement... => conséquences de la société de consommation, par la possession d'objets et des buts culturels de la société (buts à atteindre pour s'intégrer = sociocratie), érigés par les valeurs sociales. Les inégalités sociales pèsent et ont des effets psychologiques Il existe plusieurs pratiques de délinquances juvéniles dites "normales" et "spécifiques" 1) Les pratiques passagères = temporaires. Se caractérise par l'expérimentation, l'influence, la recherche de plaisir Les adolescents sont des êtres déterminés par des contraintes et sont dotés d'un libre arbitre. Ils passent par un processus de socialisation, le développement de l'être humain en société. C'est un comportement hors de portée de l'autorité politique = il est impossible d'interdire l'adolescence ! (il ne faut pas condamner les comportements, mais les expliquer par la prévention = réduction des risques) 2) La délinquance symptôme : trouble mental, comportement clinique et psycho-médical 3) La délinquance systémique : Acceptation d'une attitude délinquante, d'un mode de vie qui transgresse les normes. Conséquence de la précarité / vulnérabilité sociétale, de l'exposition à la violence. Tout adolescent souhaite s'ajuster aux buts culturels de la société, par tous moyens, car ils sont exposés à la vie dans un environnement normé contemporain. Construction d'une identité délinquante, justifiée et raisonnée = neutralisation de la culpabilité. à la place de la "mort sociale" 💀 La vulnérabilité est un facteur qui favorise un comportement déviant. Mais n'est pas forcément un déterminant de la déviance (il y a des jeunes vulnérables qui se débrouillent sans avoir recours à la délinquance)

Le rapport à la société de consommation dans les délinquances

"Crime drop" 1940 - 1990 : car hausse des délinquances, provoqué par la production de masse et mise en circulation de biens, ce qui incite les jeunes à posséder et parfois à voler pour s'ajuster aux buts culturels de la société de consommation. 1990 : Baisse de la criminalité, diminution globale des faits qualifiés comme infraction (FQI) car politique criminelle et contrôle social formel constant. Mais hausse des comportement en lien à la dépression et aux maltraitances conjugales.

Evolution de la démographie : Société vieillissante

Une caractéristique du "Crime drop" juvénile : Moins de jeunes et plus de vieux dans nos sociétés, donc moins de délinquances juvéniles.

L'aspiration à la vie "online"

: Les jeunes ont une tendance à utiliser les réseaux sociaux plutôt que de sortir, ce qui a une conséquence sur leur mobilité et visibilité dans les espaces publics. Il y a un déplacement de la criminalité (piratage, fraude, etc...)
Entraînement à l'examen : here
LANG-B200 : Anglais

Language skills such as :
• Summarising
• Presenting
• Arguing
• Criticising



Understanding, learning, remembering and using new vocabulary takes time and effort. Start
thinking about organising your new vocabulary by focussing on :
- definitions
- examples sentences
- synonyms
- pronuncition


Functions of tenses in English : Meaning of the action : focus on the state action Q° : Est-ce qu'il y a des indicateurs de temps ? Est-ce que l'action est finie ? Est-ce que l'action a des conséquences sur le présent ? Check for signposts : times/dates for tenses Singular / plural Prepositions Careful to : words order, functions, context ! Present - Present Simple : routine activities, opinions, permanent facts, description (frequency : on +days, usually, always, often, sometimes, generally, never...) she kill - Present Continuous : temporary activities, planned events, making plans, moment of speaking, description of activities (frequency : now, currently, at the moment, always, next week...) she is killing, "I'm playing next week" - Present Perfect : Action started in the past which continues in the present, describing a past event or experience, "have you ever", past has a consequence on the present (frequency : lately, recently, ever, just, since) she have killed I've broken my... so I can't = consequence on the present It has passed a new law... I've just seen... I haven't seen it yet Past - Past simple : Action began and finished in the past, indication of time (frequency : when, yesterday, last week, ago, on +day...) she killed - Past perfect : Action has finished in the past she has killed Future going to + verb in present simple : Decided future, future event as a result of present, prediction ("she is going to study sociology next year") she is going to kill will (shall) + present simple : what one believe will happen in the future, spontaneous offer to do something she will kill shall ! Proposition of suggestion Shall I close the door ? Negative form ! will not = won't - Future continuous : Describe a future activity : will + present continuous she will be killing - Future perfect : About a finished project or action : will + verb in past participle she will have killed, we will have revised (by the end of summer), we're late, the film have started
MODAL VERB : Q° What is the function ? possibility, obligation, impossibility, advice, probability... Can (+go) Could / Could have (+gone) Will be able (+to go) Should have (+gone) Must = Obligation Should = Advisability Can - Could : advisability, possibility + verb in base form or perfect Be able to (based verb) : advisability, possibility + verb in base form ! May / Might / Could :probability + verb in based form or perfect (may : 15% might : 50% could : 75%) Should / Ought to : advisability + verb in base form or perfect (ought to : devoir +++) Must / Can : logical deduction + verb in based form or perfect ! Negative form : Mustn't / Can't + based form Have to : obligation + based form Needn't : obligation + based form or perfect trad : " je ne dois pas, je n'ai pas besoin de... " I needn't come to class : "je n'ai pas besoin de venir en classe" I needn't have come to class : "je n'aurai pas du venir en classe" /Youji rip Wasn't able to Couldn't go : Past inability, impossibility
Conditional tenses Action and result : Present simple + Present simple Action and probability : Present simple + Future simple Action is lass probable : Simple past + Would Action didn't happen : Past perfect + Would Would + present : if I studied I would pass Would + have + past : if I had studied, I would have passed Negative : Wouldn't Contraction : I'd 100% Certain : Would 100% Possible : Could Not certain, but possible : Might Passive Invoice : active and passive sentence subject + verb & object + verb Used for : - Changing the focus of the sentence - The action is unknown, unimportant or obvious - In factual or scientific writing To be + past participle Present simple + Past simple : "the book is (...), was written" Present continuous + Past continuous : "the book is being (...) was being written" Present perfect + Past perfect : "the book has been (...) had been written"
The order in a sentence : 1) could 2) then 3) be
Quantifiers Some / Any A lot of / Lots of / Plenty of Many/ Few Uncountable, singular nouns = MUCH Countable, plural nouns = MANY Some / Most : General Some of / Most of : Particular + than Much easier than A little easier than No easier than N't any easier than All of them are Everybody is
Relative clauses Who : for people Which : for thing only That : for either Whose : possessive relative used as a determiner before nouns Whom : complement
Adjectives Syntax (position in a sentence) : always before the noun Exception : after the noun : be / look / feel / sound No plural agreement ! Order : size / lenght / shape / width / age colour / material / purpose / noun ex : large old brown japanese wooden table as...as = comparaison of quality
Clause markers Therefore = donc, = Consequence I am hungry, therefore, I will eat Whereas = alors que = Marks contrast I like red, whereas, they like blue Nevertheless = Néanmoins Yet = Toutefois Although = Bienque Though = Cependant Even though = Même si As though = Comme si As if = Comme si Unless = Sauf si While = Pendant (+situation) During = Pendant As = At the same time, because, function in the way that ... In spite of = malgré Depsite = Malgré by 8 o'clock = à ___ Addition : Moreover, furtherover Concession : Nevertheless, Noneless Consequence : Therefore, Thus, as Contrast : However, yet, whereas, while ___
COMM-B220 : Enjeux numériques de la communication
  
ECON-D209 : Economie politique
  
DROI-B1005 : Droit
  
GEST-S445 : Marketing Management
  
VOCABULARY :

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